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SOIREE LONGUEUR D’ONDES @ LE PAN PIPER (16.05.2014)

Ces derniers temps, on s’est beaucoup posé la question de l’utilité de l’Europe, élections obligent. Et si le résultat de ces dernières, au moins en France, ne laisse pas vraiment matière à espérer des lendemains qui chantent du côté de Strasbourg, j’en suis le premier désolé car, voyez-vous, je suis un authentique europhile, encore que mon affection pour cette grande construction un peu bancale se réduise, il est vrai, à quelques secteurs bien précis. Je suis ainsi particulièrement attaché à la libre circulation des hommes et des marchandises à travers l’espace Schengen, ne serait-ce que parce que ces principes ont un impact certain sur le prix et la vitesse d’acheminement des CDs que je commande au Danemark ou en Finlande. Pour la question humaine, les enjeux sont encore plus importants, car je n’ose imaginer le nombre d’artistes qui se contenteraient de tourner seulement dans leur pays d’origine au lieu de se lancer dans des tours d’Europe (plus ou moins complets)  s’ils devaient, comme au siècle dernier, présenter patte blanche à la douane à chaque franchissement de frontière*. Dernier exemple en date (pour ma part): la soirée Longueur d’Ondes du 16 Mai dernier, dont le line-up aurait sûrement été très différent si l’Europe avait été l’entité embryonnaire que les partis nationalistes appellent de leurs vœux: avec un groupe d’Outre-Meuse et un autre ultralémanesque (je crée les gentilés que je veux) au programme, l’évènement avait en effet une allure indéniable de manifeste pro-européen. On en redemande.

*: À ce propos, il faudrait que quelqu’un se dévoue pour expliquer à Jonas Alaska que la Norvège fait partie de l’espace Schengen, et qu’il peut tout à fait envisager de venir jouer dans le reste de l’Europe, au lieu de réaliser la boucle Oslo-Stavanger-Bergen-Trondheim pour la 58ème fois de sa carrière.

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Piano Club 1Le premier acte de la soirée fut liégeois, le quatuor PIANO CLUB étant venu présenter son nouvel album, Colore, au public parisien. Annoncés par Serge Beyer (rédacteur en chef de Longueur d’Ondes et animateur mercuriel de l’évènement) comme la nouvelle sensation wallonne en matière de pop-rock, les Belges, pour n’être encore que peu connus par chez nous (sans doute une conséquence du maelström Stromae, qui risque de résumer toute la production musicale du plat pays pour le français moyen pour quelques mois encore), nous firent l’amitié de se déplacer avec armes et bagages afin d’assurer le spectacle. Leur set fut ainsi rehaussé par deux tapisseries de DEL placées de part et d’autres de la batterie, s’animant durant certains morceaux et transformant de fait la performance du Club en véritable spectacle de sons et lumières. L’ensemble aurait sans doute mieux rendu sur une scène plus imposante, comme celle des Francofolies de Spa, que le groupe investira bientôt, mais ne dépareilla en rien le Pan Piper non plus.

J‘ai tendance à ne retenir des artistes que je découvre sur scène que la valeur ajoutée qu’ils apportent par rapport à la concurrence, ou encore les éléments originaux les distinguant (en bien, évidemment) de ce que font leurs confrères et sœurs. C’est particulièrement vrai pour les groupes pop-rock composés d’individus masculins dont les chansons sont écrites en anglais, car ça n’est rien de dire que ce segment est particulièrement fourni. Devant une offre aussi dense, il est normal que les exigences du public s’élèvent, ce qui condamne de fait les impétrants à un niveau d’excellence permanent, sous peine de ne jamais percer ou de retomber rapidement dans l’anonymat.

Piano Club 3Dans le cas des Piano Club, l’atout principal du groupe réside à mes yeux dans la présence de trois vocalistes compétents et complémentaires, capables d’harmoniser de façon très convaincante sur le moindre bout de chorus. Ajoutez à cela un penchant assumé pour les compositions grandioses (M83 like), et vous obtenez une combinaison potentiellement tubesque. Autre point positif: le sens du groove du bassiste à dreads du combo, qui constitue pour moi le vrai point fort instrumental de ce dernier et compense quelque peu la rythmique plate de la batterie. Verdict final: un potentiel certain, des chansons réussies mais pas (encore) de hit incontournable, une présence scénique à développer et un objectif prioritaire, celui de capitaliser sur les points forts exposés plus hauts afin de se démarquer une fois pour toute du reste du peloton. Car si la curiosité tue les chats, la fongibilité enterre les artistes. Piano Club est prévenu (par moi en tout cas, ce qui ne pèse pas lourd c’est vrai, mais c’est mon avis et je le partage).

Setlist Piano Club:

1)Today 2)Girl On TV 3)Ain’t Mountain High 4)Splash 5)Not Too Old 6)On The Wagon 7)Olivia 8)Take 9)A Long Time Ago 10)Me And Myself 11)Love Hurts 12)Your Sadness

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Le deuxième groupe de la soirée n’avait, lui, plus grand chose à prouver sur le chapitre de l’originalité. Quand on s’appelle MY HEART BELONGS TO CECILIA WINTER, que l’on vient de Suisse et que l’on a un faible pour les pulls boules en laine écrue et les épaulettes en plumes de faisan (à vérifier), on ne peut que laisser une impression durable sur son public, et ce sans même jouer un seul morceau. Heureusement pour nous, le trio zurichois ne s’arrêta pas à ses considérations et se fit un devoir de présenter son deuxième album, Midnight Midnight, micro-diffusé depuis quelques mois en France. Une question restait en suspens: comment diable Cecilia allait-elle s’y prendre pour transposer la fougue de ses nouveaux morceaux (Departure And Arrival, Battle Scar, Battle Cry, Objects…) avec ses seuls trois instrumentistes réguliers?

MHBTCW 2

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La réponse, assez évidente, s’imposa dès le deuxième morceau du set, un Battle Scar purgé de sa dimension hymnique par l’absence des claquements de mains et de la guitare présents sur la version studio, remplacés par les accords rêveurs de l’autoharpe de Thom Luz, tandis que la batterie de Kusi Gerber se chargeait de rappeler à tous l’effarant potentiel de cette composition. Le reste du concert de nos trois petits Suisses fut à l’avenant de cette ouverture réarrangée, la plupart des titres les plus énergiques du groupe se voyant adoucis, apaisés par les arrangements choisis par leurs interprètes. Cela n’empêcha cependant nullement les multiples pépites du répertoire du trio de faire mouche à chaque fois: même réduit à son instrumentation congrue, le final d’Objects In The Mirror Are Closer Than They Appear (si ce titre ne vous donne pas envie de découvrir MHBTCW, vous êtes un Dalek) conserva toute son urgente saveur, tout comme la conclusion, échevelée et smithienne en diable, de When The Devil Speaks My Name donna à plein après sa lente ouverture, parfaitement négociée par Betty Fischer.

En parlant de pépites, la plus brillante du lot fut sans aucun doute possible l’interprétation de l’incontournable Eighteen, moment de grâce de trois minutes, encore magnifié par le fait que le groupe interpréta son tube en français. Le résultat, d’une poésie naïve mais indéniable, constitua le moment le plus fort du set de My Heart Belongs To Cecilia Winter, et gagna assurément de nouveaux fans à la cause du trio, qui tira sa révérence après trois quarts d’heure sur scène, sacrifiant sur l’autel des contraintes horaires les deux derniers morceaux de sa setlist (You You You You You et le mystérieux Lions + Tigers, qui figurera peut-être sur le futur album des Suisses). Un vrai beau moment de musique et de complicité, d’autant plus délectable du fait de sa rareté, car si Longueur d’Ondes est un partisan déclaré de Cecilia Winter (dont ce fut la deuxième participation à une soirée organisée par le magazine), le groupe aurait bien besoin d’autres champions hexagonaux, prêts à le faire venir jouer en France sur une base plus régulière. D’ici là, il faudra sûrement se rendre en pays helvète pour retrouver le trio sur scène, ce qui n’est pas loin de justifier le coût d’une incursion de l’autre côté du Lac Léman…

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Setlist My Heart Belongs To Cecilia Winter:

1)My Heart My Heart 2)Battle Scar 3)The Wind That Moves The Clouds 4)Kingdom Oh Kingdom 5)Lover 6)Never Ever Mountain 7)Eighteen  8)When The Devil Speaks My Name 9)Battle Cry 10)Objects In The Mirror Are Closer Than They Appear

L‘apothéose et la conclusion de la soirée revint aux bretons de THE POPOPOPOPS, que je ne pus malheureusement pas revoir sur scène à cause d’incompatibilités horaires, la longueur des sets précédents et le quart d’heure de retard pris en ouverture se conjuguant pour un dépassement du planning prévisionnel (selon lequel la messe aurait due être dite à 23h) en bonne et due forme. Victor Solf brasse-t-il toujours autant l’air qu’avant la sortie de Swell? Le départ de Vincent Bessy et l’arrivée de Thomas Clairice ont-ils affecté le son du groupe? Seine St-Denis Style s’est-il glissé dans la setlist? Autant de questions dont je n’ai pas la réponse… pour le moment.

MHBTCW 1

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Malgré cette conclusion tronquée, cette soirée Longueur d’Ondes se révéla être une très chouette expérience, que je renouvèlerais avec joie si l’occasion se présente. Merci et bravo aux organisateurs, techniciens et artistes ayant donné de leur personne pour assurer le succès de cette manifestation pan-européenne (de fait). À propos d’Europe, et pour boucler la boucle, les prochains billets de S.A.U.S.O.R.O. seront – sauf cataclysme  – consacrés à la couverture d’un festival qui m’est particulièrement cher, celui de Steinkjer, Norvège, qui propose cette année encore d’une programmation tout à fait alléchante… Vi sees! 

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VOX POP PARTY @ LE CAFÉ DE LA DANSE (12.09.2012)

Il paraîtrait que le rock français est aussi bon que le vin anglais. N’ayant que très peu (voire pas du tout) pratiqué ce type de breuvage, je serais bien incapable de dire si la formule de Jaune Les Nonnes se voulait vaguement insultante envers nos cépages hexagonaux, ou si au contraire il en était particulièrement friand. Avec John, c’est dur de savoir. Toujours est-il qu’en cette soirée du 12 Septembre 2012, on fêtait l’ouverture des vendanges au Café de la Danse, avec dégustation de jeunes crus des terroirs parisiens, niçois et rennais gracieusement offert par le magasine Vox Pop. Cheers!

19h33. Oublier des choses fait rater des trains, et rater des trains fait arriver en retard. Heureusement, les FI/SHE/S sont des garçons polis, qui ont attendu que je m’installe dans les gradins du fameux Café pour baisser les lumières et commencer à jouer.
Ayant tout de même trouvé le temps de faire autre chose de ma journée qu’enchaîner les aller-retours en catastrophe entre chez moi et la gare, je me prépare donc à recevoir un shot d’Arcade Fire mâtiné de Grizzly Bear, comme le paragraphe introductif à la musique du groupe l’avait annoncé. Présenté comme ça, moi je veux bien assister à toutes les premières parties du monde. Bon, le fait que la personne responsable de ce petit laïus ait employé des termes aussi intraçables qu’incandescence et effervescence (personnellement, quand on me dit effervescent, tout ce que je vois c’est un aspirine se dissoudre dans un verre d’eau) pour décrire la musique du groupe aurait du me mettre la puce à l’oreille, mais dans le feu de l’action, j’ai pas fait gaffe.

Bon bah si Kele Okereke se sent patraque le 20 Février, on saura qui appeler pour le remplacer.

Bon bah si Kele Okereke se sent patraque le 20 Février, on saura qui appeler pour le remplacer.

Remarque, je le comprends le gars (ou la fille) qui a pondu ces deux lignes et demie de présentation. Définir la musique jouée par ces petits poissons n’est pas chose aisée*. En fait, ils sonnent exactement comme un groupe français d’indie-pop: atmosphère rêveuse à la François & The Atlas Mountains, guitares légères (cette génération est tout bonnement distorsionphobique ma bonne dame) également présentes chez les Concrete Knives, envolées contrôlées de batteries/claviers à la sauce Yeti Lane… Je ne sais pas si ce style permettra à ses pratiquants de vendre des millions de disques, mais les musicologues du XXIIème siècle, s’il y en a, pourront se faire plaisir en dissertant des pages entières sur la naissance, l’apogée et le déclin de cette école française.

On n’aura donc pas beaucoup entendu Arcade Fire au Café de la Danse cette soirée, et à peine plus de Grizzly Bear. Dommage. Par contre, on a eu droit à une reprise sympathique du Nightcall de Stavinsky, à qui les quelques riffs de guitare et les harmonies vocales savamment greffés au thème principal par des FI/SHE/S très à l’aise dans cet exercice de relookage a offert une seconde jeunesse.
Un résultat somme toute assez concluant, qui aurait sans doute pu grimper quelques marches plus haut dans l’escalier de l’émotion si la salle n’avait pas été aussi bruyante (problème insoluble à cause de la disposition du bar) et si la suite du programme était resté en phase avec les velléités dream and soar de la quintette parisienne.
Manque de pot, le public était plus d’humeur festive que contemplative, et s’il a réservé aux valeureux FI/SHE/S un accueil digne de la bonne tenue générale de leur prestation, je pense que ces derniers n’auraient pas pu tenir la salle beaucoup plus longtemps que la petite demi-heure qu’a duré leur set. 10 minutes de plus et l’eau de l’aquarium se transformait court-bouillon, ce qui aurait été dommage. En attendant les conditions qui permettront de réaliser une plongée digne de ce nom dans l’univers du groupe, on peut toujours aller à la pêche sur leur page Facebook pour tâter la marchandise. Ils sont frais, ils sont frais mes poissons.

*: Le premier réflexe de notre malheureux scribe, rapidement refoulé pour cause d’incompatibilité musicale prononcée, aura sans doute été de faire un parallèle entre FI.SHE.S et Block Party. J’avoue que c’est la première chose qui m’est venue à l’esprit, mais c’était avant qu’ils ne commencent à jouer. Et puis, voir débarquer la HALD et SOS Racisme à ta soirée à cause d’une comparaison malheureuse, ça aurait tout de même refroidi l’ambiance.

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La suite s’annonçait beaucoup plus musclée, sans que l’on sache trop s’il fallait regarder vers l’Ouest ou vers le Sud pour voir arriver la déferlante rock. Suspens de courte durée, et qui prit fin lorsque les braves de la tribu HYPHEN HYPHEN, toutes peintures de guerre dehors, prirent d’assaut la scène pour une installation/balance rapidement pliée. Juste le temps d’échanger quelques checks secrets avec  l’ingénieur son que les quatre niçois débutaient leur pow-wow electro avec leur énergie habituelle.

Il y a des groupes dont on sait, à la première écoute, qu’ils doivent méchamment envoyer le bois en live. Hyphen Hyphen fait incontestablement partie de cette catégorie à part, bien aidé en celà par le chant totalement débridé de la blonde Santa, pas vraiment adepte des interprétations toute en retenue et de la demi-mesure. Le public du Café de la Danse, parmi lequel se pressaient de nombreux fans tout aussi peinturlurés que leurs modèles,  attendait une confirmation de ce potentiel scénique, plus qu’apparent sur les deux EP (Chewbacca I’m Your Mother et Wild Union) sortis par le quatuor, et entraperçu par certains lors des deux précédentes montées des sudistes sur la capitale, à l’occasion de Solidays et de Rock en Seine:  il eut droit à une démonstration.

Rock ‘n Roll!

Car si avoir dans son carquois toute une palanquée de morceaux taillés pour faire se déhancher les foules constitue un bon point départ pour qui espère secouer une foule jusque là placidement assise, encore faut-il disposer du détonateur adéquat pour faire voler en éclats la gène assez compréhensible que tout un chacun peut éprouver à se trémousser devant un parterre de parfaits inconnus.
Coup de bol, Hyphen Hyphen a la chance de compter parmi ses membres une individualité suffisamment charismatique pour forcer même le plus blasé des hipsters à hocher la tête au rythme des beats compulsifs des Wild Patterns, Mvt 2 et autres compositions redoutablement efficaces (pour un hipster, je vous assure que c’est énorme). Et cet oiseau rare, je vous le donne en mille, c’est encore Santa, qui a le plus naturellement du monde obtenu que la salle s’accroupisse avec elle avant de retrouver la station verticale par le biais d’un saut carpé général que n’auraient pas renié les FI.SHE.S en personne (qui s’étaient d’ailleurs positionnés aux premières loges pour l’occasion). Avec ses moustaches de maquillage noir qui lui traversaient le visage de part en part et ses immenses sourires, la frontwoman des Hyphen² avait tout l’air d’une Alice possédée par l’esprit du chat de Cheshire, le guide idéal pour une excursion réussie au pays des merveilles. Faisez tous comme elle.

Et alors le prince s'approcha du cercueil de Blanche Neige, et...

Et alors le prince s’approcha du cercueil de Blanche Neige, et…

Après avoir pas mal bourlingué de droite à gauche (un Paris – Los Angeles aller-retour en moins de dix minutes, un claquage de bises au Major Tom toujours en train de tournicoter autour de la Terre dans sa boîte de conserve, un trekk dans les montagnes de l’Atlas…), il est temps de ré-enterrer la hache de guerre, pas trop profondément on espère. Pause « calumet de la paix » salutaire pour tous les accros à la nicotine, le temps de laisser les derniers protagonistes de cette pièce en trois actes prendre leurs marques sur une scène où les clous récalcitrant venaient d’en prendre salement pour leur grade (surtout ceux situés dans un rayon d’un mètre autour du synthé de Santa). Qu’on apporte l’apothéose.

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Mais ce qu’on ne savait pas au moment où THE POPOPOPOPS ont commencé à jouer, c’est que cette apothéose avait déjà eu lieu, et que pour tous sympathiques, talentueux et plein de bonne volonté que soient nos quatre bretons, ils ne pouvaient tout simplement pas rivaliser en intensité avec le show précédent. Un enchaînement somme toute logique par rapport à l’ancienneté et à la notoriété plus importantes des rennais (ils ont leur article sur Wikipédia, eux), mais qui, au final,  leur a fait plus de mal que de bien. Pas facile de marcher sur les traces (encore fumantes) des Hyphen Hyphen pour qui n’a pas une énergie scénique au moins équivalente.

Sans être des radicaux du downtempo, les Popopopops proposaient en effet une musique beaucoup plus posée et atmosphérique que leurs turbulents prédécesseurs, basée sur une solide combinaison de synthé à tendance électro, batterie économe et précise (avec gros travail sur le charley – Hannah Blilie style -) et guitare pourvoyeuse de riffs catchy en diable. Un cocktail tout à fait intéressant et très anglo-saxon aussi bien dans la forme que dans le fond, mais qui après le triple pastis tonique des niçois a semblé bien fade à une grande partie du public,  qui s’est contenté de suivre mollement le concert malgré les efforts persistants et peu concluants du claviériste/chanteur Victor Solf de remotiver ses troupes. Mais n’est pas Santa qui veut.

Et pourtant, entre les élégants entrelacs des voix sur My Mind Is Old, les accents indie-rock de Color,  les incursions hip hop et la remise à jour très bien négociée du pas évident Break On Through (To The Other Side), et en dépit d’un nom très difficile à prononcer correctement jusqu’à ce que Victor nous permette de chopper le truc*, The Popopopops a de très nombreux atouts dans sa manche pour s’imposer comme le groupe français capable de rivaliser avec les rosbeefs sur leur propre terrain. Affaire à suivre de très près donc, en attendant la sortie du premier album (prévu pour la fin de l’année), et à ta santé Lennon.

*: Truc perso: prendre le générique de Star Wars (le plus connu, celui qui retentit à chaque fois que ces anarchistes de Rebelles dynamitent une Étoile de la Mort) et remplacer le premier « tatatata » par « popopopop ». Astuce approuvée par Dark Vador, Jar Jar Binks et Jean Paul II.

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Au final, je ne sais toujours pas quel goût à le vin anglais, mais en ce qui concerne le rock français, laissez-moi vous dire que si les britons préfèrent tourner sur leur réserve propre plutôt que de donner sa chance aux jeunes pousses hexagonales, tant pis pour eux (et tant mieux pour nous, on aura pas à partager).

 

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