STEINKJERFESTIVALEN 2014 – PART 2 (26/27/28.06.2014)

Après une nouvelle « nuit » passée à essayer de dormir, suivie d’une nouvelle matinée passée à essayer de se réveiller, il était temps d’aborder le grand final de cette neuvième édition du Steinkjerfestival. Sur le papier, la conclusion de ce samedi paraissait bien plus attrayant que le programme des premières heures, mais, et c’est la magie de ce type d’évènement, il s’avéra que la qualité resta aussi homogène que haute de 15h à 01h du matin. Que demande le peuple?

Samedi midi au camping du Steinkjerfestival: même plus besoin de sortir de la tente!

Samedi midi au camping du Steinkjerfestival: même plus besoin de sortir de la tente!

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Le samedi est un jour un peu spécial au Steinkjerfestival, en ceci que les organisateurs transforment le site en gigantesque aire de jeux pour têtes (forcément) blondes en début d’après-midi, avant de rebasculer en mode musique pour le reste de la journée. Entre les ateliers de maquillage, les stands de jeux, les spectacles de rue, l’école de cirque et les tours de poney, il y en avait vraiment pour tous les goûts. Pour ma part, j’ai simplement regretté que le tremplin musical dont j’avais été témoin au cours de ma dernière visite ait été annulé, même si un grand nom de la scène norvégienne avait été invité en guise de remplacement.

En effet, MARTIN HAGFORS faisait office de clou du spectacle pour cette première partie de journée, et monta sur la NTE Scenen à 16h pour le plus grand plaisir des 3 – 10 ans. Si vous ne connaissez pas le personnage, sachez qu’il s’agit d’un chanteur américano-norvégien que l’on pourrait qualifier d’engagé (Company Oil, Blood For Oil, Freedom For The Hounds), et dont le dernier album (I Like You) était vraiment excellent – et je ne dis pas ça parce qu’il a été produit par Lars Horntveth et que Susanne Sundfør (1ère) a fait les chœurs sur deux morceaux – . Avec sa voix plaintive, son éternelle casquette militaire et ses participations à des rallyes politiques, Hagfors s’inscrit dans la droite lignée des chanteurs de folk américains, de Woody Guthrie à Peter Seeger. Mais ça, c’était avant.

Car Martin Hagfors a plus d’une corde à son arc, et n’était certes pas venu, comme vous vous en doutez bien, titiller le sens civique des bambins de Steinkjer. Ayant multiplié collaborations et projets musicaux au fil des années, le Hagfors version 2014 (spécialisé dans la chanson enfantine) était venu présenter son spectacle à succès MEG OG KAMMERATEN MIN (traduction: moi et mon copain) en compagnie de son complice Håkon Gebhardt – ex Motorpsycho – . Il n’y a qu’en Norvège que ce grand écart artistique est possible*, la chanson pour enfants étant perçue comme un sous-genre dans de nombreux pays (la France y compris), et ses interprètes passant toute leur carrière à creuser ce sillon.

*: La littérature est également concernée: le grand Jo Nesbø lui-même a ainsi débuté une série pour enfants, dont le premier tome porte le nom évocateur de « Doktor Proktors prompepulver », soit « La Poudre à prout du professeur Séraphin » en VF. Ca te fait rire couille de loup? L’équivalent français de cette digression juvénile pourrait être Serge Brussolo, avec ses séries Peggy Sue et Sigrid, encore que ces dernières s’adressent plus à un public adolescent qu’enfantin.

Martin Hagfors

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Quoi qu’il en soit, il fallait parler couramment le norvégien et avoir au choix moins de 99 mois ou plus de 99 ans pour apprécier pleinement la mini comédie musicale donnée par Hagfors et Gebhardt, apparemment articulée autour du personnage du « Roi des rats » (figurines en mousse à l’appui), d’après le peu que j’en ai compris. Ne répondant à aucun de ces deux critères, j’ai rendu ma carte d’adhérent après une petite demi-heure, découvrant sur le chemin du retour à la tente une effroyable nouvelle placardée sur les portes de l’Eglise: INGRID, souffrante, annule son concert solo dans le dit lieu consacré. Helvete!

Consolation importante, le concert de Highasakite (le groupe dont Ingrid est la chanteuse) était lui maintenu. Attendant beaucoup de l’une et l’autre prestation, je fus très déçu de ce coup du sort, même si avec le recul (et la découverte du premier et unique album de Mlle I.) je me demande bien ce à quoi le récital de la grande prêtresse lucanophile – ce terme existe – aurait donné. Non pas que Babylove soit mauvais, bien au contraire, mais ce n’est pas le genre d’album qui passe très bien en live à mon avis (à moi de faire une fixation sur l’huile de moteur et/ou la bière istanbuliote). À toute chose malheur est bon cependant, puisque ce désistement me permit de découvrir un groupe que j’avais déjà zappé lors de l’édition 2012 (et croyez bien que je le regrette maintenant, car il est beaucoup plus sympa que D.D.E.).

Mais remontons d’abord un peu le temps, pour revenir au premier concert de la journée. La suppression du tremplin musical du samedi matin n’ayant pas été si sèche que ça, le créneau de 15h avait été réservé aux vainqueurs d’une sorte de concours local, qui se trouvèrent être les SUGARFOOT. C’est ainsi que, en plein milieu du centre aéré géant qu’était devenu le Steinkjerfestival à ce moment précis de la journée, et avant que Meg Og Kammeraten Min n’investisse les lieux, la NTE Scenen accueillit un authentique groupe d’ americana-country (j’en veux pour preuves le fait que 1) l’un des musiciens jouait de la steelpedal et 2) ce même musicien aurait pu remporter le concours de sosies de David Crosby – période CSNY – même s’il s’était (presque) coupé les cheveux). Malgré une audience famélique – bizarrement, les enfants n’aiment pas ce genre musical -, la performance du sextuor fut tout à fait honorable, avec quelques envolées instrumentales savoureuses.

Et non, cette photo n'a pas été prise pendant les balances...

Et non, cette photo n’a pas été prise pendant les balances…

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Il y a des musiciens qui semblent prendre un malin plaisir à braver crânement les règles les plus élémentaires du marketing et de la communication promotionnelle. Même s’ils prouvent ce faisant leur détachement (admirable) par rapport aux trivialités que sont la course à la médiatisation et à la reconnaissance du grand public, réservant leur art à la poignée de happy few ayant eu le bonheur de les découvrir aux hasards des courants et des rencontres, je ne peux m’empêcher de penser que cette attitude est plus dommageable qu’autre chose, et que les ayatollahs de l’obscurantisme seraient toujours mieux inspirés de ravaler leur pureté nihiliste pour, ne serait-ce qu’une fois dans leur parcours, se plier aux règles du jeu de l’industrie musicale.

Par exemple, en se dotant d’un nom de scène un minimum « Google-friendly », ce qui constitue un atout considérable dans notre monde méga-connecté et hautement concurrentiel. Je m’étais fait cette réflexion il y a quelques temps déjà – après avoir passé quarante-cinq minutes à chercher, sans grand succès, le site de Indians à la suite de son concert au Café de la Danse en première partie de Perfume Genius – et ma position sur le sujet n’a pas bougé d’un iota depuis. Le fait que je vienne de perdre une demi-heure à localiser la page Facebook* de THE SOUTH n’est sans doute pas étranger à ce conservatisme militant. Mais laissez moi vous dire que ça en valait la peine.

Pourquoi? Parce que les gars de The South font du rock comme plus personne (ou presque) en fait de nos jours, en tout cas pas en Europe et pas à un tel niveau de maestria. Le côté sudiste du groupe s’exprime en effet par son amour immodéré pour le jeu à deux ou trois guitares électriques, les improvisations géniales et prolongées, et les prestations live faisant primer la qualité sur la quantité des morceaux joués (quatre en tout et pour tout en cinquante minutes).

Vous l’aurez compris, le Sud dont on parle ici est celui des Etats-Unis, de la fin des années 60 au milieu des années 70, à l’époque où le Grateful Dead chassait l’alligator en chantant des hymnes solaires, où Lynyrd Skynyrd prenait la défense de l’Alabama et ouvrait la cage aux oiseaux, et où la bande des frangins Allman faisait les trois huit au Fillmore East. Pour autant, il serait aussi mal avisé que réducteur de cantonner The South à cette ascendance illustre, nos compères étant tout à fait capables de s’illustrer dans d’autres styles, comme ils le prouvèrent avec l’introductif No Escape/Don’t Let Go, crossover réussi entre Echoes de Pink Floyd et Daylight Again de Crosby, Stills and Nash. Mais oui.

Mené par le virtuose barbu Alexander Pettersen et par la charmante Ida Jenshus, qui, en bonne copine, fit office de choriste/tambouriniste de luxe le temps d’un concert (et plus important, m’a permis de retrouver la trace du groupe sur le net par simple effet d’association, merci Ida), le sextuor imposa son approche vintage avec brio et passion et fut récompensé de son investissement par une foule nombreuse et enthousiaste. Je recommande vivement l’écoute de leur dernier album, …The Further Out You Get, qui ne vaut évidemment pas une performance live mais vous donnera sans doute l’envie pressante de découvrir The South sur scène. Si l’occasion se présente, ne la laissez pas passer.

*: Et comme si ça n’était pas assez dur comme ça, le groupe a eu la magnifique idée de publier un deuxième album éponyme. La Norvège n’est pas les pays des trolls pour rien.

The South 2

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Les trois heures qui suivirent se révélèrent moins passionnantes. Sur Rismelen et sous un beau soleil, MARIA MENA remplit de bonne grâce le quota de pop gentillette de cette édition 2014 (deux ans plus tôt, c’était Gabrielle). Même avec la meilleure volonté du monde, difficile de se satisfaire de ce genre de soupe quand on a fait 1700 bornes pour venir. Avec le recul, je pense que ça aurait beaucoup mieux donné en acoustique sur la scène de Klubben, mais les têtes d’affiche ont un rang à tenir, après tout.

Plus tard, le combo américano-danois REVEREND SHINE SNAKE OIL CO., sans doute abandonné dans la baie de Steinkjer par le Gulf Stream, essaya sans grand succès de convertir les habitants du cru à leur mélange de jazz/gospel/funk expérimental, sans doute un peu trop pour un dimanche après-midi et un festival familial. Claudius – Angeryman – Pratt eut beau mouiller la chemise avec application (sur les vingt minutes auxquelles j’ai assisté, le bougre a bien du perdre 8 litres de sueur), occuper la scène avec l’énergie de James Brown et beugler dans son mégaphone avec la hargne de Tom Waits, la sauce ne prit pas vraiment, et nous nous retrouvâmes donc nombreux à faire la queue pour assister au concert de MONICA HELDAL, brindille folk qui eut bien du mal à se faire entendre au dessus du brouhaha causé par les allers et venues ininterrompues entre l’intérieur de Klubben et les autres points chauds du Steinkjerfestival (la buvette, les stands nourriture, la consigne, le vendeur de goodies, les toilettes et la prestation du Reverend Shine, par ordre de popularité décroissant).

En raison de cette affluence record, je garde un souvenir assez flou de la performance de Miss Heldal et de ses musiciens, dont un guitariste lead assez impressionnant. J’en ai toutefois assez vu et entendu pour savoir que cela m’aurait sans doute beaucoup plus dans des conditions plus favorables. Les mystères du cerveau humain… J’eus également le privilège de voir passer l’organisateur de l’évènement, Svein Bjørge en personne, toujours impressionnant dans ses cuirs noirs. C’est par où le Mur, ser?

Hé, vous êtes passés où les gars?

Hé, vous êtes passés où les gars?

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À 21h15, retour à la NTE-Scenen pour réserver une place de choix pour LE concert de la journée, voire du festival en ce qui me concernait, celui de HIGHASAKITE. Malgré mon arrivée précoce (le coup d’envoi étant prévu pour 22h), je m’étais attendu à côtoyer plus de monde pendant ma veille au pied de l’estrade, mais la venue de la quintette magique à Steinkjer n’était  visiblement pas aussi attendue par les locaux que je l’avais supposée, puisqu’il fallut attendre le dernier quart d’heure pour qu’enfin l’auvent se bonde (p*tain c’est beau, on dirait du Bashung). Etonnant, au vu de la qualité soutenue (et croissante qui plus est) de la production du groupe, de son passage remarqué au Spellemannprisen 2013, et des racines Trondheimoises (mais oui ça passe) du combo.

Dès les premières note, je compris que l’on allait évoluer à un tout autre niveau que celui du mini showcase parisien d’Octobre 2013, réalisation attendue et espérée de ma part, mais dont l’immédiate confirmation ne fit qu’empirer mon écœurante satisfaction d’avoir une nouvelle fois cédé à l’appel des sirènes du Nord-Trøndelag. Et dire que j’avais bien failli ne pas faire le déplacement cette année pour une bête histoire de partiels. Sainte Ingrid, pardonne ce manque de foi passager, on ne m’y reprendra plus.

Nimbée de lumière trouble et d’un informe kimono-sweater, Håvik livra une prestation aussi intense que réservée, s’autorisant un sourire fugace entre chaque morceau en réponse des rugissements approbateurs de la foule. Prophétesse du steel-drum et de l’autoharpe au charisme magnétique, ses grands yeux bruns rêveurs perdus dans la contemplation d’horizons plus proches de la côte est américaine que de la table de mixage, Ingrid démontra pleinement qu’elle était l’âme et le cœur de Highasakite, et sans doute beaucoup plus que ça. On en reparlera dans 10 ans.

Highasakite 2

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À ses côtés, répartis par paires de part et d’autre de leur égérie, ses comparses se contentèrent de livrer une partition parfaite, leur professionnalisme discret mettant magnifiquement en valeur la richesse des arrangements de Silent Treatment, dont l’essentiel (Lover…, Leaving No Traces, Hiroshima, I, The Hand Grenade, Darth Vader, The Man on the Ferry, sans oublier les incontournables Since Last Wednesday et Iran) fut présenté en cette donc merveilleuse soirée du 28 Juin, ainsi que l’impressionnante présence scénique de leur meneuse.

Seul Kristoffer Lo, excentré sur l’aile droite de la scène, se permit quelques excentricités de bon aloi, comme souffler dans son flugabone comme s’il s’agissait de la trompette du jugement dernier, pour le plus grand plaisir des photographes présents en nombre dans la fosse des videurs. Cerise sur le gâteau, le groupe répara une bonne partie des dégâts émotionnels causés par l’annulation du concert d’Ingrid plus tôt dans la journée en interprétant une version superlative du meilleur morceau de Babylove, Marianna*.

Mission remplie donc avec brio pour les Highasakite, qui repartirent de Steinkjer sous les ovations méritées d’un public enthousiaste et conquis. Il ne reste plus qu’à espérer que le vent les pousse une nouvelle fois jusqu’à la France pour un petit concert, si possible dans de meilleures conditions que le premier en date. Un vœu pieux? Nous verrons bien…

*: Etrange comme les artistes norvégiennes sont capables de sublimer les sujets les plus glauques. Marianna raconte en effet pratiquement la même histoire que O Master (Susanne Sundfør, 2ème), celle du meurtre sordide d’une femme, possiblement par un amant/souteneur jaloux. 

Highasakite 1

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La nuit commençait à tomber doucement à mon retour devant Rismelen, pour le concert de la dernière tête d’affiche du festival. Et à propos de tête, celle de TIMBUKTU (car c’était lui), s’étalait de profil par 5 mètres sur 10 en fond de scène, comme le logo d’une bouteille de shampoing Schwartzkopf passé au microscope. Grosse poilade à l’arrivée, le bonhomme en question devant culminer à 1 mètre 65, casquette comprise*. Cherchait-il à surcompenser quelque chose? Le débat reste ouvert. Le mérite de l’artiste n’en est, lui, que plus grand, car il ne doit pas être facile de s’imposer comme une des références du hip-hop (genre musical dont les représentants masculins ont tendance à être taillés comme des armoires à glace) scandinave (région du monde où le rachitisme débute en dessous de 1 mètre 80) quand on a la carrure de Chantal Goya. Respect.

Accompagné du groupe Damn, formation instrumentale incorporant une section de cuivres, ce qui est toujours une bonne idée, le petit Prince de Suède vint confirmer son statut de méga star régionale, conquérant la foule de Steinkjer en deux temps, trois mouvements. Pour le grand néophyte que j’étais en la matière, je dois reconnaître que la prestation fut tout à fait appréciable, même si j’avoue n’avoir pas compris un seul mot en une heure et quart de show. Il va vraiment falloir que je me mette au suédois. L’énergie déployée par le farfadet à moustache, sa générosité dans l’effort et son flow énergique furent autant de raisons qui me poussèrent à rester jusqu’à la fin de sa performance, et même à attendre le rappel du rappeur. Ca, et le secret espoir – hélas non réalisé – qu’il récompense ses fans Norvégiens en interprétant Kapitulera, tube de 2011 sur lequel il avait convié – je vous le donne en mille – Susanne Sundfør (3ème). On ne peut pas gagner à tous les coups.

*: 163,9 centimètres, pour être tout à fait exact. Selon cet article, ce manque d’envergure aurait même constitué un motif de rupture avec une de ses anciennes petites amies.

 Timbuktu

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En conclusion de cette édition 2014, le quatuor rock BLACK DEBBATH (toute ressemblance avec un nom de groupe dont le chanteur décapite les chauves-souris à coup de dents serait purement fortuite) se chargea d’enfumer la NTE-Scenen, bien aidé par son attirail délirant comprenant, entre autres, des pieds de micro customs munis de guidons de moto et de fumigènes intégrés. Black Debbath, c’est la rencontre entre SAMCRO (le chanteur du groupe, Lars Lønning, ressemble d’ailleurs étrangement à Ron Perlman) et les Monty Python sur fond de hard rock (che)velu, ou encore la déclinaison norvégienne de notre Philippe Katerine national : c’est très drôle si on comprend les paroles, un peu moins dans le cas contraire, mais il y a toujours moyen de passer un bon moment.

Black DebbathArmé de son maillet de président et secondé par l’impayable Egil Hegerberg (déjà présent à l’affiche du festival en 2012 en tant que Bare Egil Band), Lars tenta tant bien que mal de créer une antenne Black Debbath à Steinkjer. Je pense qu’il dut finalement y arriver, puisque nous avons tous voté (et oui) pour quelque chose à un moment du concert, probablement pour notre rattachement à la grande tribu BD, dont les membres fondateurs œuvrent chacun dans une demi-douzaine de projet séparés (je vous conseille de jeter un œil sur Hurra Torpedo, pour apprendre à jouer Total Eclipse Of The Heart dans/à la cuisine) et se réunissent de temps en temps pour évangéliser une nouvelle paroisse. Quoi qu’il en soit, ce fut une conclusion tout à fait à la hauteur de l’évènement, qui se termina dans la bonne humeur et l’émotion avec une standing ovation pour Svein Bjørge. Pouvait-on rêver plus beau dénouement?

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Et c’est ainsi que s’acheva (pour moi en tout cas) l’édition 2014 du Steinkjerfestival. De retour sur les routes et les rails de Norvège le lendemain matin, j’ai quitté avec un pincement au cœur le Nord Trøndelag, direction Paris via Trondheim et Oslo. En conclusion de ce compte rendu, je ne peux que recommander à nouveau à tous ceux ayant l’occasion de faire le déplacement jusqu’à Steinkjer de réserver leur dernier week-end de Juin pour une virée chez les Vikings. Dépaysement garanti, environnement détendu, convivial et sécurisé, coups de cœur musicaux assurés et concerts d’exception : voilà une formule qui ne passera jamais de mode. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne rentrée à tous, et à vous donner rendez-vous pour une nouvelle année sonique sur le blog. Et je ne sais pas pour vous, mais le millésime 2014-2015 me plaît déjà énormément (et oui… 4ème). Vi ses!

À propos de Schattra

Égoïstement optimiste, çapourraitêtrebienpirologiste assumé. Selfishly optimistic, proud itcouldbemuchworsologist

Publié le août 28, 2014, dans Revue Festival, et tagué , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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