RIVAL SONS @ LE NOUVEAU CASINO (29.10.2012)

Une fois n’est pas coutume, c’est sans avoir le moins du monde potassé mon sujet que je me suis rendu au Nouveau Casino (eh oui, encore) pour assister au concert des RIVAL SONS, un groupe découvert, comme tant d’autres avant lui, via l’émission Pop-Rock Station de Francis Zegut. Originaire de Los Angeles, ce quatuor flamboyant avait bien trop d’arguments à faire valoir pour que je puisse me résoudre à rater son passage dans la capitale. Pour la faire courte, la musique de Buchanan, Holiday, Everhart et Miley est un monumental doigt d’honneur adressé à tous les aigris se désolant à longueur de journée de la supposée mort du rock. Rallié à leur bannière sur la seule foi d’un Keep On Swinging matraqué sur les ondes par Mr Z depuis quelques semaines, et sans avoir pris le temps d’explorer comme il se doit le reste de leur discographie, c’est donc en amateur éclairé plutôt qu’en fan expérimenté que j’ai pris place dans la file ce soir du 29 Octobre. Il faut savoir prendre des risques (calculés) de temps en temps.

Look mama, frogs on fire!

Une fois placé (et très bien placé… j’ai bien fait de venir assez tôt), il fut temps de s’intéresser à la première partie à venir, un groupe dont le nom me disait vaguement quelque chose: BLACKFEET REVOLUTION. Une batterie et une guitare sur scène, et rien de plus. Ça sentait le gros blues-rock qui tâche, cette affaire. Tant mieux.
Surgissant des coulisses avec un entrain faisant plaisir à voir, les deux compères se mirent au travail sans attendre, confirmant immédiatement l’intuition fulgurante et géniale de votre dévoué scribe en moins de temps qu’il en faut pour écrire Charrette (le nom du premier morceau). Riffs de gratte, batterie pachydermique, voix puissantes: les bases sont là, pas besoin de plus pour que la magie opère. Idéologiquement parlant, la révolution pied noir se réclame aussi bien des grands anciens que sont Ram Jam ou Bachman Turner Overdrive que des plus contemporains (feu) White Stripes et Black Keys. Le blanc et le noir, la guitare et la batterie, le blues et le rock… Merveilleuse histoire binaire.
La suite du set ne viendra pas gâcher ce début prometteur, les compositions nerveuses et imparables se succédant avec bonheur jusqu’à ce que toute la salle secoue la tête en cadence sur le Little Suzie qui vint conclure une prestation courte (six titres) mais intense et sans fausse note ni temps mort. Ce fut plus qu’une révolution, ce fut (pour ma part) une révélation, et la preuve par deux que nos petits Froggies (on fire) sont tout à fait capables de faire autre chose que de la pop ou de l’electro avec classe et maîtrise. Comme aurait pu dire Jon Landau s’il avait été des nôtres ce soir, j’ai vu le futur du rock français… et ça fait du bien. Blackfeet Boys, vous avez un nouveau fan.

Setlist Blackfeet Revolution:

1)Charrette 2)Blackfeet Boy 3)Frogs On Fire 4)Liar 5)Mitraillette 6)Little Suzie 

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La suite s’annonça sous les auspices les plus prometteurs. Un plein rack de grattes en backstage, des gobelets porte-bouteilles scotchés sur le caisson servant de table basse au batteur (earplugs fortement conseillés) et pas moins de deux jeux de pédales complets pour le seul Scott Holiday. Ça doit être ça que l’on appelle le rêve américain. N’en jetez plus.

Cette impression bigger than life se prolongea lorsque les quatre fils rivaux montèrent sur scène. Whoah, ces types là sont des rock stars, et ils veulent que le reste du monde le sachent. Avec leurs T-shirts imprimés, pantalons slim rayés, foulards, chaussures pointues et cheveux au vent, Buchanan et Holiday semblaient débarquer tout droit des glorieuses 70’s. Shiny shiny boys! Plus sobres dans leurs choix vestimentaires, mais tout aussi imposants dans leur style, Robin Everhart et Mike Miley complétaient ce casting de tout premier ordre. Branchez les guitares.

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⅓ Plant, ⅓ Morrisson, ⅓ Hutchence: le Buchanan est un cocktail qui a de la (belle) gueule

Pantalon bicolore, veste à galons et bague bottleneck. T’as le look Scott!

Les gars eurent l’amabilité de commencer par l’un des seuls morceaux de leur répertoire connu de ma personne, le Keep On Swinging mentionné plus haut, et pendant l’exécution duquel Jay donna probablement envie à toutes les filles du public de se réincarner en tambourin. Sacré coquin va. Pour m’être rencardé à l’avance sur les setlists de la tournée européenne (qui s’achevait ce soir par cette petite virée parisienne), j’ai ensuite reconnu Burn Down Los Angeles et Gipsy Heart, deux autres titres musclés pour un kick-off franc du collier.

Passé ce stade, ma très insuffisante maîtrise de la discographie du groupe m’a empêché de m’enthousiasmer autant que mes voisins, forcément plus avertis, sur la suite des réjouissances. Non pas que le niveau de la prestation ait baissé, bien au contraire, mais aucun morceau ne s’est franchement démarqué des autres (à mon sens) au cours de l’heure et demie de blues rock qu’a duré le show.
Pour ma part, je n’aurais pas dit non à un petit True (l’autre morceau que je connaissais) en rappel, histoire de varier les plaisirs et de permettre à Buchanan de s’illustrer sur cette sublime balade tout à fait jeffbucklesque dans l’esprit et les arrangements. Ce ne fut pas pour cette fois, tant pis. Ils reviendront bien un jour nous la faire.

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Au final, ce fut encore une très belle soirée passée au Nouveau Casino, qui aurait sans doute été encore meilleure si j’avais pris le temps de jeter une oreille sur les trois albums des Rivals Sons avant de venir. Quel flemmard je fais, tout de même. En attendant qu’ils repassent par chez nous (en mars 2013, d’après quelques bruits de couloirs), il me tarde d’avoir des nouvelles des Blackfeet Revolution, vraie belle découverte de la soirée, et qui eux devraient rester dans les parages durant l’hiver (avec quelques concerts à la clé, croisons les doigts). Long live rock, mozzerføkkers!

Setlist Rival Sons:

1)Keep On Swinging 2)Burn Down Los Angeles 3)Gipsy Heart 4)Manifest Destiny, Part 1 5)You Want To 6)Until The Sun Comes 7)Memphis Sun 8)Wild Animal 9)Jordan 10)Run From Revelation 11)All Over The Road 12)Young Love 13)All The Way 14)Face Of Light 15)Torture
Rappel:
16)Pressure And Time 17)Soul 18)Get What’s Coming

À propos de Schattra

Égoïstement optimiste, çapourraitêtrebienpirologiste assumé. Selfishly optimistic, proud itcouldbemuchworsologist

Publié le novembre 2, 2012, dans Revue Concert, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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