BOY @ LA MAROQUINERIE (27.09.2012)

Premier concert à la Maroquinerie pour cette saison culturelle 2012-2013. Surtout, ne pas penser que la fois d’avant, il faisait au moins deux fois plus chaud et dix fois plus beau, sinon c’est la déprime assurée. Se souvenir plutôt de l’itinéraire à prendre pour rallier la salle depuis la station Gambetta sans visiter la moitié du XXème arrondissement en chemin (un jour, j’y arriverai du premier coup). Ne pas y parvenir. Arriver finalement sur place et constater qu’il y a déjà pas mal de monde. Se rendre compte que ze spot* est, malgré l’affluence, toujours disponible et se dépêcher de profiter de l’aubaine. Regarder sa montre, constater qu’il va falloir tuer la prochaine demi-heure en attendant l’ouverture des portes. Brancher son MP3, sortir son Rock First et oublier le reste du monde. Se dire que l’on va passer une bonne soirée.

*: Le « ze spot » est l’endroit stratégique où attendre l’ouverture des portes. La personne qui l’occupe parvient toujours à rentrer dans la salle dans les cinq premiers (voire en premier, si on arrive à intimider les rivaux potentiels), ce qui peut faire toute la différence entre un concert aux premières loges ou une soirée passée à contempler la tête du spectateur(rice) plus grand que vous au lieu de la scène. Toujours un peu énervant.

.

Attention, malgré les apparences, on était assez loin de Cocoon (c’est pas plus mal).

Juste le temps de dire bonjour à Alan-Roi Requiem en entrant (qui tire de plus en plus la gueule, le pauvre), et il est déjà temps de s’intéresser à la scène, où parmi les instruments on peut distinguer une valise montée sur une pédale de grosse caisse, et sur laquelle s’affiche un mystérieux ÉLÉPHANT. Voilà donc le nom de la première partie de ce soir (précision importante absente du site de la Maroquinerie… comment voulez-vous que les bloggeurs musicaux s’en sortent les gars?), qui se révèle être un duo de jeunes français, un peu nerveux de présenter leurs compos à un public à l’intimidante proximité (on peut même parler de promiscuité, vu les quelques centimètres qui séparent les premiers rangs des artistes). Malgré une réception assez favorable de la pop-folk – lui à la guitare et à la valise à pédale, elle au tambourin, les deux au chant – proposé par le tandem, ce dernier devra composer avec les crépitements provoqués par la confrontation musclée entre les iPhones/Blackberries non éteints par leur propriétaire et l’électronique du lieu. Pour se faire pardonner de ce manquement aux règles du savoir-vivre, la Maroquinerie raccompagnera le pachyderme en coulisses avec force d’applaudissements. Ne partons pas fâchés…

.

Vint ensuite le moment pour BOY de monter sur scène pour défendre un premier album, Mutual Friends, même pas encore sorti en France au moment du concert. Cependant, le duo suisso-allemand évoluait déjà en terrain conquis grâce au succès remporté par leur EP, comprenant entre autres le single Little Numbers, matraqué par les radios pop-rock depuis le début de l’année.

Accompagnées par quatre musiciens, dont deux batteurs/percussionnistes, Sonja (bassiste brune) et Valeska (chanteuse blonde), visiblement ravies de jouer devant une salle comble et enthousiaste, ont livré un set couvrant la totalité de leur album, et même plus, comme on a pu le constater pendant les rappels (car il y en a eu deux: c’est ça l’effet Maro) durant lesquels une nouvelle composition, Hotel Room, rehaussée par un chouilla de lapsteel du meilleur goût, a été soumise au public. Le deuxième retour sur scène du duo a leur quant à lui permis d’exhumer une « très vieille chanson » (« very old song » dixit Valeska), simplement jouée en guitare-voix pour un final improvisé mais tout à fait sympathique.

Une batterie pour deux… Même en Suisse, c’est la crise.

.

Pour le reste, je tiens à souligner que les morceaux de BOY gagnent vraiment à être découverts en live, car la solide rythmique assurée par les cogneurs de fûts de l’arrière-plan et les soli décantés par le guitariste de la tournée donnent un sérieux coup de fouet à des morceaux autrement plus légers et pop dans leur version studio (merci à Spotify d’abolir les frontières et les dates de sortie différées). On peut juste regretter que le potentiellement lacrymal July ait fait les frais de cette orientation assez rock, l’autoharpe, le piano et les cuivres ayant cédé la place à davantage de guitare et de batterie: l’émotion dégagée s’en est retrouvée minorée à mon avis.

.

.Au final, un bon moment passé en compagnie d’un duo à la pop intelligente et respirant la bonne humeur, et des retrouvailles réussies avec une salle mythique de la capitale. Vu comme ça, la rentrée c’est plutôt pas mal.

Setlist BOY:

1)Drive Darling 2)Waitress 3)Oh Boy 4)Army 5)Boris 6)Skin 7)Railway 8)July 9)This Is The Beginning 10)Silver Streets 11)Little Numbers 12)Waltz For Pony (Rappel 1) 13)Hotel Room (Rappel 1) 14)« Very Old Song » (Rappel 2)

À propos de Schattra

Égoïstement optimiste, çapourraitêtrebienpirologiste assumé. Selfishly optimistic, proud itcouldbemuchworsologist

Publié le octobre 4, 2012, dans Revue Concert, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :