W.H.A.T.T. (I.F.): You will cry if you forget this (Part 2)

Have you learned your lesson?* Car les choses sérieuse commencent maintenant. Aller à un festival est en effet une chose assez intuitive pour toute personne ayant l’habitude de faire des concerts dans l’année. Certes, ça dure plus longtemps, il faut sans cesse marcher et, parfois, il pleut. Mais dans l’ensemble, la similitude entre ces deux types d’évènements est assez grande pour que les rats de salles se muent en rats des champs sans trop de problèmes.
À ce titre, le précédent article a sans doute été perçu par une partie du pointilleux et affuté lectorat que j’ai la chance d’avoir (j’ai tous les noms sur mon cahier) comme une session effrénée d’enfonçage  de portes ouvertes (et surtout, n’oubliez pas de prendre de l’eau et de quoi manger… « C’est moi où il me prend pour un abruti, le père Schattra? »).Allez, ne mentez pas, vous l’avez pensé très fort derrière votre écran. Je ne vous en veux pas, j’aurais réagi exactement de la même façon.
Mais voici le moment où l’exposé pontifiant s’élève légèrement au dessus du niveau des pâquerettes, puisque nous allons poursuivre notre exercice avec la checklist de tous les objets que le festivalier devrait avoir avec lui quand il choisit de vivre son expérience à fond, c’est à dire de planter sa tente au camping pour la durée du week-end. Aha. J’en vois déjà qui écoutent/lisent plus attentivement. Ils font bien, car à force de pratiquer cette forme si particulière d’hébergement, j’en suis venu à la conclusion suivante: c’est ce qui passe en camping qui décide du succès ou de l’échec du festival pour le participant.
Car on a beau venir plein de bonne volonté, et tout prêt à passer un super moment, si les pépins se succèdent dans l’éphémère ville de toile dans laquelle on a élu domicile, il y a fort à parier que le souvenir global que l’on retirera de l’expérience sera plus négatif que positif, et ce même si l’on assiste à de très bons concerts.
Alors bien sûr, je ne prétends pas que les quelques lignes qui vont suivre suffiront à elles seules à vous garantir un séjour absolument merveilleux parmi vos semblables festivaliers. Il y a bien trop de facteurs à considérer, bien trop de sources potentielles d’ennuis et de complications, pour être certain que tout va bien se passer de A à Z. Et puis, un aléa de temps en temps, ça permet de rester aiguisé, et ça fait de chouettes souvenirs en perspective à raconter aux générations futures quand elles seront en âge de partir en festival à leur tour (aaaah, la fois où j’ai fait tombé mon portable dans le trou de la toilette sèche… Depuis, j’ai fait posé une dragonne sur mon GSM, on n’est jamais trop prudent).

Mais comme un peu de planification et d’organisation a priori ne font jamais de mal, et que je crois fermement que nous sommes capables de tirer profit des expériences des autres, sans avoir à répéter les erreurs de nos aînés pour retenir les leçons qu’ils ont du apprendre de la manière forte (heureusement d’ailleurs… sinon on aurait droit à une guerre mondiale tous les 25 ans, juste pour le fun), allons-y gaiement pour une nouvelle checklist, spéciale camping de festival.

*: Comme je n’étais pas certain du caractère cristallin de la référence du titre de ce diptyque d’articles, je me permets de rajouter une couche en ouverture..
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JE PARS EN CAMPING DE FESTIVAL : CHECKLIST

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Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je vois ça, je pense au matos des Ghostbusters…

Qui dit camping dit tente, à moins que vous n’ayez la chance de faire partie de l’infime minorité des festivaliers qu campent en mobile-home (mais peut-on encore parler de camping?). Il vous faudra donc une tente pour commencer.
Si vous en avez déjà une chez vous qui pourrait faire l’affaire (évitez juste de partir en vadrouille avec la robuste et spacieuse – mais hyper lourde à porter et méga longue à monter – canadienne familiale… c’est fini les camps de beatniks dans le Lubéron), pas de problème particulier à ce niveau des opérations.
Mais comme la plupart des impétrants festivaliers campeurs sont des jeunes pas encore super équipés, il est plus que probable que vous échouiez au Décathlon quelques semaines/jours/heures/minutes avant le départ pour acquérir une fameuse Quechua 2 secondes. Il y a de fortes chances qu’elle soit verte. Si vous comptiez vous démarquez des tentes du voisinage, c’est raté.
Mais à côté de ça, ce modèle présente des avantages tels qu’on fait généralement fi du manque d’originalité. La Quechua 2 secondes est en effet très facile à (dé)monter, peu chère, plus robuste qu’il n’y paraît (même si on est jamais à l’abri d’un lot défectueux avec arceaux cassants… je vous conseille de faire quelques montages/démontages chez vous avant de partir, afin de vérifier que tout est ok de ce côté) et légère. Ses principaux défauts sont une absence de système de portage digne de ce nom, manquement particulièrement handicapant sur les plus grands modèles, et une ergonomie assez imposante en position repliée. Vous voilà prévenus*.

*: Il va de soi qu’il vaut mieux savoir comment replier la tente avant de partir en camping. Les premières tentatives ne sont en général pas très concluantes, mais une fois le coup de main pris, l’affaire se plie (huhu) en 15 secondes 2 minutes montre en main. N’ayez pas peur de tordre franchement les arceaux au moment délicat du « huit »: ils sont fait pour ça.

□ Tente

À gauche, le modèle 1 place. À droite, le modèle… 3 places. Oui, ça fait pas large.

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Vous avez maintenant une tente. C’est un bon début. À moins d’être un fakir avec des lombaires en acier trempé, il y a de fortes chances que vous souhaitiez aussi disposer d’un matelas, d’un duvet et d’un oreiller pour (essayer) de dormir. Profitez donc de votre balade chez Décathlon pour regarder les modèles proposés en magasin.

Le principal écueil ici est de sélectionner du matos avec un encombrement minimum, surtout si vous prévoyez de ne pas venir en voiture (et donc, aurez à porter vos affaires avec vous). Pris séparément, le matelas gonflable et le duvet de base sont en effet assez volumineux pour remplir les ¾ de n’importe quel sac, ou de monopoliser un bras chacun pour le portage. Pas glop. Même les espèces de cubes tout compris proposés par Décathlon représentent un volume assez importants, en plus d’être impossible à caser dans un sac à dos standard.
Pour ma part, j’ai opté pour un Sleepin’ Bed (on passera sur le nom particulièrement peu inspiré de l’objet), qui inclut à la fois un matelas (certes très fin), un coussin gonflable pour la tête et un duvet (très fin aussi) pour un prix, et surtout un encombrement très modéré. Comme l’ensemble se range en se roulant sur lui-même, il est très facile de le coincer en haut du sac, ce qui en fait un must absolu pour les baroudeurs aimant voyager léger et compact. Évidemment, une telle ergonomie se paie au niveau du confort, un matelas pneumatique de 3 cm d’épaisseur ne pouvant rivaliser avec des modèles quatre fois plus profonds. Mais pour un séjour d’un week-end, ça passe tout à fait.

□ Matelas, oreiller et duvet

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Terminons cette première partie consacré au « logement » par un petit accessoire souvent oublié, et qui, je l’espère, ne vous sera jamais utile: un cadenas. Pour fermer votre tente, oui oui.
Au risque de passer pour un misanthrope paranoïaque fini, j’affirme haut et fort que je ne campe jamais sans cette petite précaution, au pouvoir de protection tout relatif il est vrai (car ne nous voilons pas la face: un coup de couteau dans la toile de la tente, et la forteresse inexpugnable devient une ruine ouverte aux quatre vents), mais qui, on ne sait jamais, pourrait un jour décourager un visiteur non désiré (que ce dernier ait des intentions chapardeuses ou pas: l’alcool aidant, certaines personnes développent soudainement des comportements extrêmement… extravertis) de rentrer chez vous. Et puis, avec toutes ces tentes identiques, un cadenas vous donne un moyen d’identifier la vôtre à coup sûr, même à 4h du matin par une nuit sans lune.

*: Je pars du principe que si vous n’arrivez pas à ouvrir le cadenas, ce n’est pas votre tente (ou alors vous êtes complètement torché).
□ Cadenas

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Maintenant que vous avez réglé la question de l’hébergement, il est temps de passer à celle, à peine moins importante, de la toilette. La plupart des campings de festival proposant des douches à leurs utilisateurs (et même des douches chaudes pour certains d’entre eux!), plus d’excuse pour se vautrer dans sa propre crasse pendant tout un week-end. La crasse des autres est bien suffisante, croyez-moi sur parole.
Ce chapitre hygiéniste commence bien sûr par le paragraphe des vêtements de rechange. Sans vouloir paraître trop optimiste, l’été, saison des festivals, est généralement une période chaude de l’année, ce qui signifie, entre autres choses, qu’à moins de vous être préalablement roulé dans le talc jusqu’à ressembler à une sole meunière, vous risquez fort de transpirer. Mariner dans son propre jus pendant trois jours de suite n’étant pas une expérience des plus plaisantes, je préconise fortement d’emporter avec soi au moins autant de t-shirts, chaussettes et sous-vêtements que de journées de camping prévues. Si la météo est à la canicule, vous pouvez même prévoir plus large. Comme toute cette lingerie prend de la place dans le sac, on peut mettre la pédale douce sur le reste de la vêture, moins directement exposée aux conséquences corporelles des grosses chaleurs. Un seul jean et sweat-shirt (ou équivalents… vous pouvez favoriser le kilt et le poncho, à votre guise) devraient suffire le temps d’un week-end. Si vous êtes de nature confiante et peu frileuse, vous pouvez remplacez le premier par un short.

□ Vêtements de rechange

Hop, c’est parti pour un petit week-end (vendredi/samedi/dimanche/lundi).

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On continue avec l’indispensable trousse de toilette, qui vous permettra de tirer le meilleur des magnifiques infrastructures mises à votre disposition par les organisateurs. Dans la mienne, on peut trouver: du savon (en pain: rustique mais compact et durable), une serviette, une brosse à dents, du dentifrice, une brosse à cheveux et du déodorant. Basique, mais assez complet. Je suppose qu’on peut toujours trouver un peu de place dans le sac pour ajouter fond de teint, rouge à lèvre et mascara…
J’emporte aussi un sac poubelle, qui me sert de sac à linge sale et m’évite de transporter ce dernier à même le sac à dos une fois le festival fini.

□ Savon Serviette Brosse à dents Dentifrice Brosse à cheveux Déo Sac poubelle

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Avec tout ça, vous avez de quoi parer à la plupart des situations, mais vous pouvez faire encore mieux. La suite de la checklist sera donc consacré à tous les objets dont vous n’aurez pas forcément l’usage (ou ne pourrez pas toujours utiliser), mais qui, le cas échéant, vous rendront de fiers services. Comme je ne les considère pas comme absolument essentiels au bon déroulement du week-end, ce sont eux que je « sacrifie » en premier en cas de manque de place dans le sac à dos.
En vrac, on trouve donc dans cette catégorie fourre-tout: un masque de sommeil, de l’anti-moustique, mon(es) lecteur(s) MP3, le(s) câble(s) d’alimentation de ce(s) dernier(s), ainsi que l’adaptateur prise idoine (de plus en plus de trains sont équipés de prises de courant, ce qui permet de recharger les batteries sur le chemin… pour peu que les prises en question fonctionnent), le câble d’alimentation de mon portable, un livre… Impossible de faire le tour du sujet de manière exhaustive!

Dernier conseil: n’hésitez pas à laisser un peu de place dans votre sac, car 1) on est généralement beaucoup plus soigneux et ordonné dans la préparation de ce dernier à l’aller qu’au retour, ce qui se traduit par des volumes plus importants dans le deuxième cas 2) il n’est pas rare qu’on revienne d’un festival avec des souvenirs (éco-cup, t-shirt, CD, cochon empaillé…), alors autant prévoir un peu de place pour ces goodies.

□ Masque de sommeil Anti-moustique Lecteur MP3 Câble d’alimentation MP3 Livre       Adaptateur prise Câble d’alimentation portable 

J’ai perdu mon masque aux Vieilles Charrues et le spray anti-moustique a été saisi par la sécurité de l’aéroport de Trondheim… I miss you guys.

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Voilà qui conclut notre propos.Comme pour le précédent article, on se quitte avec un gabarit PDF qui récapitule toute la checklist et que vous pouvez utiliser librement si vous en avez l’usage. N’oubliez pas de m’envoyer une carte postale.

Checklist Camping Festival

À propos de Schattra

Égoïstement optimiste, çapourraitêtrebienpirologiste assumé. Selfishly optimistic, proud itcouldbemuchworsologist

Publié le août 19, 2012, dans W.H.A.T.T. (I.F.), et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. je me demande si je dois m’inquiéter…car je trouve le sleepin bed très confortable.
    Il faut dire qu’avant, j’avais les tapis de sol, type tapis de gym…alors un matelas gonflable, avec en plus un petit oreiller (la technique consiste à ne pas le gonfler à fond pour laisser l’air bouger en fonction de la position de la tête), ça a été une révolution du confort.

    • Comme j’ai tendance à dormir sur le côté (ce qui « enfonce » le matelas), j’aurai sans doute du mal à tenir plus d’un gros week-end sur le sleepin’ bed, mais il faut bien reconnaître que pour le prix et l’encombrement, c’est royal. Le tapis sol, par contre… Rien que d’y penser, j’ai les lombaires qui partent en wheeling.🙂

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