W.H.A.T.T. (I.F.): You will cry if you forget this (Part 1)

La préparation au départ pour un festival est toujours un moment délicat. On est généralement super content et excité que le jour soit enfin arrivé, mais cette euphorie peut très vite se transformer en bon vieux stress des familles quand, au moment de prendre la route, un pernicieux sentiment vous envahit. Aaaah, cette diffuse et horrible sensation d’avoir oublié quelque chose de très important à la maison, sans réussir à identifier l’item omis, bien sûr (ce ne serait pas drôle sinon)… Ça vous le fait à vous aussi? Bienvenue au club.

La plupart du temps, bien heureusement, on se rend compte après tout que l’on s’est fait du souci pour rien (et l’ulcère à l’estomac se résorbe un peu). Encore ce crétin de subconscient qui a fait du zèle et continué à envoyer le message « T’es sûr que tu n’as rien oublié? Sûr? Sûrsûrsûr? » alors qu’il aurait du changer de disque et embrayer sur quelque chose de plus relax (« I’ve gotta feeling that tonight’s gonna be a good good night » « Tonight’s the night »* par exemple). Mais parfois, on réalise bien plus tard que Cassandre a tapé dans le mille, et qu’on aurait mieux fait de l’écouter au lieu de balayer ses mises en gardes lancinantes d’un revers de main (ce qui demande déjà un bon entraînement… c’est pas mal intangible, le subconscient**).

Généralement, la première chose qui vient à l’esprit du festivalier après avoir traversé le grand moment de solitude qui le submerge quand il réalise qu’il a oublié d’imprimer son pass 3 jours/de prendre du liquide pour payer son sandwich/d’emporter son appareil photo/insérez votre plus beau failstival/est la chose suivante: la prochaine fois, je me fais une checklist pour suppléer aux défaillances de mon cerveau prématurément usé par des années de débauche débridée… Putain, c’est moche de vieillir.

Seulement, on sait tous que s’il était facile de tenir ses bonnes résolutions, le monde ne serait peuplé que de personnes minces, non fumeuses, en couple, ayant leur permis et parlant au minimum huit langues étrangères (l’enfer quoi). Bref, notre festivalier distrait se débrouillera comme il pourra pour se passer de ce qu’il a laissé dans ses pénates, finira par trouver sa mésaventure cocasse, rentrera chez lui et oubliera totalement de faire ce qu’il avait promis sous le coup de l’émotion. Quitte à se traiter de misérable demeuré quand il se retrouvera confronté à la même situation quelques festivals plus tard.

Heureusement pour tous les têtes en l’air mélomanes, il y a des exceptions à la règle, des gens sérieux qui mettent en pratique les engagements qu’ils se sont eux-mêmes fixés (c’est le moment où vous pouvez applaudir derrière votre écran). Voici donc une checklist de tous les objets incontournables que tout festivalier(e) digne de ce nom devrait avoir avec lui/elle dans ses péripéties estivales. Plus d’excuses.

*: Mon Dieu, j’ai failli faire de la pub pour The Black Eyed Peas – qui ça ? –  sur mon propre blog… Heureusement, Ol’ Neil était là.
**: Ne pas essayer de prendre la formule au pied de la lettre: vous vous mettriez des claques.
.
.

JE PARS EN FESTIVAL : CHECKLIST

.
.

Commençons par l’essentiel et l’indispensable. Puisque vous avez payé (cher) le droit de dégrader votre audition pendant une ou plusieurs journées, autant ne pas oublier le billet qui vous permettra de ne pas être refoulé à l’entrée. Sans lui, tout s’arrête avant même de commencer, plaçons le donc tout en haut de la liste.
Et comme il est toujours dommage de se présenter devant le scanman avec un bout de papier déchiré, tâché ou détrempé, on n’oublie pas de prendre aussi une pochette plastique pour parer aux mauvaises surprises.

□ Billet(s) d’entrée du festival (dans une pochette plastique).
.

On continue avec une autre feuille qui vous sera très utile d’un point de vue organisationnel: le déroulé du festival, avec les horaires de passage de tous les artistes sur toutes les scènes.
La plupart du temps, on peut trouver ce document en format A4 à un endroit ou à un autre du site officiel. Au pire, vous êtes assez grand pour collecter toutes les infos nécessaires à la réalisation de votre propre idiot sheet, comme dirait Johnny Cash.
On complète avec un plan du festival, pour éviter d’errer comme une âme en peine à la recherche de la scène indie/la buvette/des toilettes/du stand merchandising pendant trois heures, on glisse le tout dans la pochette plastique et on s’autorise à s’auto-congratuler de son esprit pratique très supérieur à la normale*.

*: Beaucoup de festival distribuent (gratuitement ou pas) un livret rassemblant toutes les informations pratiques dont les visiteurs pourraient avoir besoin à l’entrée du site. Vous pouvez donc faire l’impasse sur les deux items cités ci-dessus avec une bonne chance de ne pas payer le prix de votre folie imprudence audace. C’est vous qui voyez. Je préfère assurer le coup.

Heures de passage des artistes/scènes et plan du festival

.
.

Avec ça, vous avez la base. Il est temps de penser aux petits extras qui permettent de bonifier l’expérience festivalière.
Comme par exemple, une paire de bouchons d’oreilles, afin que ces dernières ne gardent que des bons souvenirs de l’évènement. Il s’agit typiquement du genre d’objet qu’on oublie dans le feu des préparations, donc j’espère que cette checklist permettra de sauver quelques tympans d’une dégradation précoce.
Ajoutons un appareil photo numérique (avec des piles suffisamment chargées, ainsi que des piles de rechange – on ne sait jamais), assez compact pour pouvoir être camouflé si besoin est, un carnet de notes, un stylo (toujours avoir de quoi écrire avec soi, velléités de chroniques musicales ou pas! C’est fou le nombre de choses dont on était sûr de se souvenir sur le coup que l’on oublie), un peu de liquide et une lampe torche (de poche: très utile pour s’ouvrir le chemin jusqu’à la tente ou jusqu’au parking après le dernier concert de la journée). Et votre portable aussi, évidemment (vous ne rêvez pas, je l’ai mis sur ma liste parce que je suis capable d’oublier mon GSM).
Si vous vous débrouillez bien, tout cet attirail tient dans une sacoche standard*, ergonomie appréciable quand on sait l’amour immodéré qu’ont les vigiles envers les sacs à dos.

*: S’il reste un peu de place, j’essaie de caser un paquet de chewing gum. Ça permet de se caler (un peu) quand on passe toute la journée, et donc les heures de repas, à tenir la barrière devant la grande scène. Et puis, ne pas avoir une haleine de poney mort peut avoir des conséquences positives dans les clubs de rencontre géants que deviennent les festivals une fois la nuit tombée. Bonus.

Bouchons d’oreilles  Appareil photo numérique avec piles de rechange Argent liquide

Carnet de notes et stylo  Mini lampe torche Portable Paquet de chewing gum

Si vous êtes malins, vous aurez remarqué qu’un objet manque à l’appel, et si vous êtes très malins, vous aurez compris pourquoi.

.
.

Tiens, puisqu’on parle de sac à dos: il faut savoir que choisir le bon peut vous faire gagner du temps et du confort une fois sur place. Le truc est de privilégier les sacs « plats » par rapport aux sacs « rebondis », qui sont absolument galère à vider lors de la traditionnelle fouille à l’entrée. À l’inverse, les premiers permettent d’expédier cette formalité en deux coups d’œil (sous réserve que leur contenu ait été préalablement agencé de façon « lisible »).
Plus importants, les sacs plats évitent généralement de se faire chahuter dans tous les sens pendant les concerts où la fosse est taquine. Au contraire, les sacs rebondis sont un calvaire pour leurs porteurs lorsque l’heure du pogo a sonné (voir le très bon article de Solyluna sur les techniques de survie en fosse pour apprendre tous les trucs de vétéran qui vont bien), sans compter que leur forme particulière ne permet guère de se les caler facilement entre les jambes pour réduire la casse, à l’inverse des sacs plats.
Bref, vous l’aurez compris, quand je vais en festival, je déteste être accompagné par des gros sacs (aucun second degré dans cette phrase, vraiment).

Sac à dos (plat de préférence)

Travaux pratiques: quel sac choisiriez-vous pour aller en festival, sachant que la masse du soleil est égale à l’âge du capitaine?


.
.

Évidemment, le corollaire de cette inclinaison pour la finesse est que vous ne pourrez pas emporter des tonnes des choses avec vous. Si vous aviez prévu de partir faire du trek sur les contreforts de l’Annapurna ou de mettre fin à la famine en Éthiopie sur le chemin du retour, c’est embêtant.
Sinon, rassurez vous, on peut tout de même faire tenir quelques incontournables dans ce type de sac: un K-Way (bien plié), des lunettes de soleil (avec étui ou sac, une vilaine rayure est si vite arrivée), une casquette/bob/couvre-chef qui permettra de limiter les risques en cas d’insolation en cas de canicule (et de garder la tête au sec s’il pleut modérément), une petite bouteille d’eau (jusqu’à 50 cl, plus gros ça aura tendance à coincer – n’oubliez pas vos bouchons de rechange! -), un petit encas (sandwich s’il le faut, viennoiseries, fruit) et même de quoi tuer le temps si besoin est (un livre de poche, des sudokus/mots fléchés)… et ça devrait suffire à votre bonheur, non? Ah, et un paquet de mouchoirs aussi. Très important. Ça sert toujours.
Et c’est parti comme en 40. Avouez qu’il aurait été dommage de sortir le 70L familial de l’armoire pour si peu.

K-Way  Lunettes de soleil (avec étui/sac de transport)  Casquette/Bob/Chapeau funky    
Bouteille d’eau (avec bouchons de rechange) Encas De quoi tuer le temps Mouchoirs

Et hop, done. Évidemment, les bouchons en rab’ ne vont pas dans le sac.

.
.

Voilà, je crois que nous avons fait le tour de tout ce dont un festivalier pourrait avoir besoin une fois rendu sur place. N’hésitez pas à remplir un formulaire de réclamation si vous estimez qu’un objet absolument indispensable a été oublié dans la checklist (c’est à ça que sert la section commentaires).
Comme je suis gentil, on se quitte avec un gabarit PDF qui récapitule tout de façon claire, nette et précise. Il y a même des petites cases à cocher pour être sûr de ne rien avoir oublié. Ch’est ti pas meugnon.
 

Checklist Festival

À propos de Schattra

Égoïstement optimiste, çapourraitêtrebienpirologiste assumé. Selfishly optimistic, proud itcouldbemuchworsologist

Publié le août 17, 2012, dans W.H.A.T.T. (I.F.), et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :