W.H.A.T.T. (I.F.): Les 10 Commandements du Festivalier

Comme il faut bien s’occuper avant Rock en Seine, voici une très courte introduction à la survie en ce milieu hostile que peut être le festival, particulièrement pour les personnes qui y viennent pour la première fois. Et en plus on est le 15 août… J’te jure, je l’ai pas fait exprès.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il convient de faire une distinction entre deux grands types de festivaliers. À ma gauche, ceux qui viennent d’abord pour assister à des concerts, qu’il s’agisse de retrouver leurs artistes favoris ou de faire de plaisantes découvertes. À ma droite, ceux qui viennent principalement pour vivre un week-end de fête, oublier le traintrain quotidien pendant quelques jours et s’éclater à fond dans le cadre ultra permissif de ce genre de grand-messe musicale.

Même si on a souvent tendance à considérer les festivaliers comme une seule grande tribu, on aurait tort de ne pas tenir compte de cette dichotomie entre musicaux (première catégorie) et festifs (deuxième catégorie). Car tels l’huile et le vinaigre, ces deux castes finiront toujours par se séparer nettement au fur et à mesure que le festival suit son cours. Des mélanges (ou émulsions, pour filer notre superbe métaphore culinaire) peuvent bien sûr avoir lieu entre ces grandes familles, mais comme il n’est pas humainement possible de concilier les agendas des Capulet et Montaigu de festival, il y aura forcément un moment où la vieille division se fera jour à nouveau (par exemple, les musicaux en camping ont tendance à décliner la cinquième tournée de vodka orange pour aller se coucher et récupérer à l’heure où les festifs commencent juste à s’amuser)*.

*: et à l’image de la SNCF, qui ne mélange pas les ZEN et les ZAP, certains festivals proposent également des services différenciés à leurs utilisateurs. Le camping du festival de Nyon par exemple, est divisé en deux: une zone « normale » et une autre « familiale ». Il va sans dire qu’il est beaucoup plus facile de dormir dans la seconde.

Étant moi-même un musical pur et dur (à la limite de la misanthropie aigüe certains jours), je me contenterai de traiter de cette catégorie dans la suite de l’article. Les 10 Commandements qui suivent s’adressent donc uniquement à ceux d’entre vous qui se considèrent davantage comme des musicaux que comme des festifs (qui de toute façon, n’ont qu’une seule règle: carpe diem – et noctem – à donf).
Dernier mot introductif: si vous prévoyez de faire un festival en groupe, évitez-vous de cruelles déconvenues et des prises de bec potentielles en déterminant qui appartient à quelle caste avant le coup d’envoi. J’ai vu une demoiselle pleurer à chaudes larmes pendant les Vieilles Charrues parce que ses acolytes avaient passé la journée à butiner de concert en concert (attitude assez communément associée aux festifs), alors qu’elle avait, elle, envie de se poser et de profiter des concerts (une musicale affirmée, donc), et je ne souhaite ça à personne. Si vos amis vous en veulent parce que vous avez un programme différent du leur, changez en.

LES 10 COMMANDEMENTS DU FESTIVALIER (musical)

I) La foule tu précèderas.

Car la foule n’est rien de plus qu’un pot de colle géant, qui fait perdre un temps fou au festivalier pressé (et quand on vient pour la musique, on est toujours pressé). Fort heureusement, la foule est un animal prévisible et lent, qui s’esquive facilement avec un peu d’habitude. Point négatif: la foule est un animal glouton, assoiffé et incontinent, qui squattera toujours les stands de nourriture et de boissons, ainsi que les toilettes. Vous voilà prévenus (voir 2ème commandement).

Voilà l’ennemi. Heureusement, il n’est pas très futé.

II) Les conséquences de tes actions dans le temps tu considèreras.

Ou comment traduire élégamment une réalité  bassement terre à terre. Pour faire court et cru: tout ce qui rentre devra sortir à un moment. Et oui. On a vu dans le premier point que le ravitaillement et les sanitaires étaient en général encombrés pendant un festival, donc faîtes votre possible pour ne pas avoir à les utiliser. Sachant qu’un festivalier passe en général entre 6 et 12h par jour sur site, et qu’un être humain normal « digère » ce qu’il boit en 15-20 minutes, à vous de vous organiser pour ne pas avoir à rusher vers les toilettes en plein milieu du concert de vos rêves… Hommes et femmes ne sont de plus pas égaux devant ce phénomène (il faut bien que la possession d’une prostate présente quelques avantages avant d’être synonyme de cancer), donc prudence redoublée pour vous mesdemoiselles. Il ne s’agit pas cependant de sacrifier son hydratation sur l’autel de la musique en plein air: les conséquences pourraient être dévastatrices. Nous sommes fait d’eau après tout.
En ce qui concerne les aliments solides… Personnellement, j’ai tendance à ne rien manger sur place, quitte à se rattraper une fois de retour à la tente. Comment ça, je suis malade? Juste une histoire d’entraînement et de volonté, c’est tout*.

*: contrairement à votre vessie, votre estomac est un organe bien élevé: si vous avez décidé de jeûner, il laissera tomber le morceau au bout de quelques minutes et cessera de vous importuner.

III) Des sacrifices tu feras.

Prenez Abraham par exemple: quand le Seigneur lui a commandé d’immoler son fils, il a du quitter précipitamment le concert que les Motherfuckers donnaient lors du festival de Gomorrhe pour grimper sur le mont Moriah. Pas cool.
Sans devoir en arriver à de telles extrémités, les festivaliers doivent accepter le fait suivant: ils ne pourront pas tout voir. Les musicaux doivent de plus intégrer une autre pénible vérité: le quantitatif est l’ennemi du qualitatif. Ce qui veut dire? Tout simplement que pour pouvoir profiter d’un concert dans des conditions optimales, il faudra souvent se résoudre à quitter les shows programmés ailleurs bien plus tôt qu’il serait souhaitable, voire à rester devant la même scène toute la journée. Le « butinage » n’est envisageable que lors de petits festivals (10.000 personnes ou moins par jour), et encore.

IV) Avec soin tu t’habilleras.

Il a tout compris José. Faisez tous comme lui.

Les festivals ont souvent lieu l’été, et l’été il fait souvent chaud. Tout le monde me suit jusque là? Bref, la tentation est grande de se ramener sur le site en tongs, short et débardeur, histoire de supporter les températures élevées qui sévissent en début d’après midi sur le pré. Erreur, grave erreur.
Quitte à avoir l’air d’un illuminé à l’ouverture des portes, il vaut mieux au contraire favoriser les baskets, jeans et sweats à capuches (José Reis Fontao style), même en cas de canicule.
Première raison, évidente: la nuit arrive vite (à ceux qui ont peur d’elle) et la nuit est synonyme de fraîcheur. Il n’y a pas grand chose de pire que d’avoir froid lorsqu’on assiste à un concert, vous le savez et je le sais.
Deuxième raison, à peine moins simpliste: on court plus vite en baskets qu’en tongs. Et les musicaux qui veulent être bien placés courent souvent lorsque les portes s’ouvrent. Si si.
Troisième raison, franchement contre-intuitive: on résiste mieux à la canicule couvert qu’exposé. Sans rire, mon sweat m’a permis d’endurer la chaleur de four qui régnait à Carhaix pendant le dimanche des Vieilles Charrues avec détachement, tandis que les porteurs de T-Shirt autour de moi se liquéfiaient progressivement. Toujours pas convaincus? Demandez à votre pote Touareg pourquoi il ne se balade pas torse nu dans le Sahara la prochaine fois que vous le croiserez, lui saura vous convaincre.

V) Léger tu voyageras.

Là par exemple, nous étions (beaucoup) trop chargés. Faute.

Beaucoup de festivaliers emportent un sac avec eux. Bonne idée. Mais attention à ne pas développer un syndrome de « aucasoùïte » aigu, c’est à dire d’emporter avec soi une tonne de trucs dont l’usage sera conditionné à la survenue d’évènements très particuliers, pour ne pas dire improbables. Exemple personnel: ma mère insiste toujours pour que je prenne une trousse à pharmacie complète avec moi (sans aucun succès jusqu’ici, je dois dire) lorsque je pars en festival. Ce n’est pas que je ris au nez du danger, mais j’évalue mes chances d’avoir besoin de faire un usage actif du kit aspivenin contenu dans ladite trousse comme très limitées dans le pire des cas.
Le deuxième corollaire de ce commandement est qu’il faut privilégier le miniature et le polyvalent quand c’est possible. Peur de s’ennuyer? Prenez votre Ipod nano avec vous plutôt que votre exemplaire relié cuir du Capital. Et comme les officines « Objets Perdus » des festivals ne sont là que pour faire joli la plupart du temps (ou alors considérez sérieusement la possibilité de jouer pour moi au prochain super tirage de l’Euromillions), souvenez-vous qu’on ne peut perdre que ce qu’on emporte avec soit.

VI) L’esprit clair tu garderas.

Si vous avez une vie sociale, ou au pire, accès à la télévision, vous savez probablement reconnaître un individu en état d’hébétude éthylique quand vous en voyez un. Répondez honnêtement: est-ce que vous pensez qu’on peut apprécier (ou simplement s’en souvenir) un concert dans ce stade pré-comateux? En ce qui me concerne, la réponse est un non franc, ferme, massif et définitif. J’évite donc de tenter le diable en prohibant la prise de toute substance dont les effets secondaires entraîneraient un faussement de la perception, un ralentissement des réflexes et/ou une diminution des facultés cognitives.
Souvenez-vous que les autres festivaliers ne sont pas vos potes, et qu’ils n’ont pas à veiller sur vous si vous mettez une mine. Plus probablement, vous finirez au poste d’infirmerie pour la nuit (malgré vos protestations outrées), et en ressortirez avec un petit sermon si vous avez de la chance, ou une interdiction de revenir si vous n’en avez pas. Et quand bien même vous auriez une bande d’amis très dévoués, tout prêts à vous border dans votre duvet en cas de cuite, un tel comportement de votre part relèverait de l’égoïsme le plus crasse: est-ce que vous aimeriez rater la tête d’affiche de la soirée parce que Jean-Kevin se sent mal et doit être raccompagné jusqu’à la Quechua après une biture carabinée? Bref, l’homme sage connaît ses limites.

VII) Zen tu resteras.

Plus facile à dire qu’à faire, évidemment, mais il ne sert à rien de s’énerver du comportement des autres. Pourquoi? Parce que le festival, c’est la jungle, baby. Quand des milliers de personnes (et en majorité des jeunes) se retrouvent dans un endroit où l’alcool coule à flot, il est inévitable que des accrochages se produisent. Pas de chance, c’est sur votre magnifique nouveau T-shirt de Justin Bridou que cet abruti a renversé son pichet de bière… Il a beau être désolé, vous avez bien envie de lui en coller une pour lui apprendre à faire attention. N’en faîtes rien.
Respirez un grand coup, souriez, dîtes que ce n’est pas grave, et éloignez vous. Le dernier point est particulièrement important, car les personnes déchirées ont du mal à faire la part des choses, et votre nouveau meilleur ami va sans doute passer le reste du concert à vous répéter qu’il est désolé (puis il vous racontera sa vie et vous raccompagnera jusqu’à la sortie du festival) ce qui, je gage, ne fera que précipiter le moment où vos réserves de patience seront épuisées. En revanche, les poivrots oublient très vite les choses dès lors qu’ils ne les voient plus, et il y a fort à parier que l’importun ne vous courra pas après pour vous abreuver de ses platitudes si vous tournez les talons.
Vous me direz qu’il y a toujours la possibilité d’alerter le service de sécurité à vos éventuels déboires, mais regardons la situation en face: les malabars employés par le festival ont pour première mission d’empêcher les artistes de se faire molester, et les bisbilles interfestivalières ne les émeuvent pas le moins du monde dans la majorité des cas. Let’s face it: vous devrez faire face seul, et à moins que vous soyez en mesure d’allonger votre gaillard d’un seul coup de poing, la violence (physique ou verbale) causera plus problèmes qu’elle en résoudra. Mon truc personnel: à partir de 22h, considérez que tous les autres festivaliers sont bourrés, et traitez les comme tels. Vous pouvez aussi emmener une poupée vaudou pour vous passer les nerfs, mais ça rentrerait en contradiction avec le 5ème commandement.

VIII) Ton repos tu optimiseras. 

Le festif est un animal nocturne, qui marque son territoire en y éparpillant de la nourriture et des déchets.

Un commandement qui s’adresse surtout à ceux qui prévoient de camper au pied du mont Sinaï en attendant que Moïse vienne fracasser les tables. La plupart des festivals proposent en effet à leur participants de planter leur tente à proximité du lieu des festivités pour une somme assez faible (voire gratuitement), ce qui est évidemment appréciable quand on vient de loin et qu’on ne connaît personne sur place. Pour les novices qui me liraient, je préfère toutefois mettre les choses au clair tout de suite: dans un camping de festival, on ne dort pas la nuit. La faute aux cousins festifs, à qui l’obscurité donne toujours des idées brillantes et bruyantes, parfaites pour tenir en éveil, de gré ou de force, le reste des campeurs jusqu’à l’arrivée du soleil (à l’aube, ils seront complètement crevés et ne vous embêterons plus).
Le problème est que les musicaux ont en général un emploi du temps chargé en journée, et donc pas le temps ni l’envie de dormir à ce moment là. Alors que faire? Pas de solutions miracles à ce problème, mais une vue de l’esprit qui pourra vous aider à relativiser: dîtes vous que même si vous n’arriverez pas pas à fermer l’œil de la nuit (ce qui est généralement une pensée phobique: il y a fort à parier que votre cerveau arrivera à faire abstraction du bruit ambiant à un moment… même si le somme ne dure que quelques minutes, c’est toujours ça de gagné), le simple fait de rester allonger sur un matelas permet de recharger les batteries, et que si vous n’arrivez pas à dormir, c’est que vous n’êtes pas vraiment fatigué. Ça vous fera une belle jambe, et ça n’améliora pas votre mine au matin, mais au moins vous ne sortirez pas de votre tente avec une hache et des intentions homicides à 4h du matin. N’enfreignez pas le commandement précédent, surtout que agonir vos voisins festifs d’injures pour les faire baisser de volume ne fera que les inciter à crier plus fort. Courage, votre calvaire prendra fin avec le festival, et vous pourrez bientôt refaire vos nuits .

IX) Matois au besoin tu seras.

Et hop, it’s a kind of magic

Je ne parle évidemment pas d’enfreindre systématiquement toutes les règles édictées par les organisateurs, dont la plupart tiennent du bon sens pur et simple, mais de contourner celles qui n’auraient pas lieu d’être si tout le monde était aussi raisonnable que vous. Prenez par exemple l’innocent bouchon de bouteille en plastique: pour une raison indéterminée, il est considéré comme persona non grata dans la plupart des festivals, et impitoyablement prélevé à l’entrée. Or, nous savons tous que se balader avec une bouteille d’un litre et demi ouverte, c’est à la fois fatiguant et restrictif en terme de mouvement. Bref, l’heure de la désobéissance civile à sonné, brothers and sisters. Je ne vous ferai pas l’affront de vous décrire en long en large et en travers la parade bête comme chou qui vous permettra de profiter de vos concerts avec des bouteilles fermées (pour les petits nouveaux sans imagination, l’astuce nécessite un bouchon en rab planqué dans une poche…*), l’essentiel ici étant de bien comprendre qu’aux règles stupides, nul n’est tenu.
Deuxième exemple: les appareils photos, que certains festivals interdisent de prendre avec soi. On me répondra que cette restriction ne concerne que les boîtiers professionnels, et que les petits numériques familiaux ne sont en aucun cas frappés d’ostracisme. Soit. Mais imaginez que le préposé à la fouille ait décidé de faire du zèle, ou n’ait pas été informé de cette subtile mais essentielle distinction: dans le meilleur des cas, vous devrez déposer votre kodak à la consigne et dans le pire, vous ne pourrez pas rentrer du tout. Les boules. Ne prenez pas de risques inconsidérés, et recourez donc à la technique dite de la sacoche à double fond, mise au point par votre serviteur, et qui vous permettra de simplifier ce moment toujours un peu délicat.

*: Erreur de débutant à ne pas commettre: se présenter à la fouille avec une bouteille déjà privée de bouchon. Comme personne de sensé ne fait ça dans la vraie vie, vous serez grillés au 30ème degré.

X) Ton audition tu protègeras.

D’accord, le look n’est pas terrible, mais on en reparlera dans quelques années. N’ayez crainte, je parlerai fort pour que vous puissiez entendre.

Robert McIndoe, 52 ans, s’est suicidé en novembre dernier après trois mois d’acouphènes continuels. Concert incriminé: Them Crooked Vultures.

Sans doute le commandement le plus important du lot, et c’est pourquoi je finis par lui. Je devine que certains lecteurs rigolent doucement en lisant ce passage, persuadés de la résistance à toute épreuve de leurs oreilles, mais ce genre de comportement à risque est, permettez-moi de le dire franchement, totalement stupide. Sortir d’un concert avec les oreilles qui sifflent n’a rien d’exceptionnel pour la plupart des festivaliers, qui ne réalisent pas que les dommages infligés à leur oreille interne sont permanents et irréversibles. L’acouphène a beau disparaître de lui-même après quelques heures dans la plupart des cas, le mal est fait: vous entendrez moins bien pour le reste de votre vie, même si évidemment, vous ne vous en rendrez pas compte. Et à trop jouer au con, un jour on se rend compte que l’acouphène ne s’en va pas. Ou revient n’importe quand, concert ou pas concert. Et là, c’est le drame.
Car l’hyperacousie est un fléau qui se vit seul et ne se soigne pas. On apprend à vivre avec, à ne plus « écouter » les sifflements, mais la solution miracle et définitive n’existe pas. You played and you lost, end of the story. Beaucoup des personnes affligées par ce mal souffrent de dépressions chroniques, car ce dernier n’est pas reconnu comme vraiment sévère par le grand public, et condamne à la réclusion et à l’isolement dans nos sociétés hyper-bruyantes. Personnellement, ce n’est pas une vie qui m’attire particulièrement.

Donc, la prochaine fois qu’un bénévole vous proposera une paire d’horribles bouchons d’oreilles en mousse rose fluo, ne lui riez pas au nez et faîtes fi de vos considérations esthétiques. Une solution plus durable est d’acheter des earplugs en plastique, plus facile à utiliser de manière optimale et efficace que les infâmes trucs mous qui sont distribués gratuitement dans les festivals. Bref, sortez couverts.

Voilà qui termine notre petite liste de commandements. Respectez les et vous mettrez toutes les chances de votre côté pour passer un très bon festival, plein de concerts fabuleux et de découvertes intéressantes. Ignorez les et soyez maudits jusqu’à la septième génération. Héhé, nan, c’est une blague.

À propos de Schattra

Égoïstement optimiste, çapourraitêtrebienpirologiste assumé. Selfishly optimistic, proud itcouldbemuchworsologist

Publié le août 15, 2012, dans W.H.A.T.T. (I.F.), et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 6 Commentaires.

  1. D’accord avec toi sur tout sauf :
    – la nourriture : perso si je ne mange pas, au bout d’un moment, je me sens faible et risque le malaise. Gênant.
    – la tenue vestimentaire : j’ai tendance à avoir chaud très vite (rien qu’avec le trajet aller souvent long) du coup je suis plus en mode débardeur MAIS bien sûr je prends de quoi me couvrir pour la soirée.
    La pause pipi c’est bien sûr mon grand drame, alors j’essaie de boire le moins possible et surtout je ne bois jamais d’alcool en festivals (ce qui étonne toujours ceux qui m’accompagnent vu qu’en temps normal j’ai une forte propension à lever le coude ^^), du coup ça limite ce genre de pause à 1 fois/jour normalement.
    Voilà c’était 3615 MAVIE🙂

    • Pour la nourriture, je dois avouer que ma position est un peu (tout à fait) extrême. Mais à force de sauter le repas de midi depuis les 5 dernières années (je préfère mettre mon argent dans des CDs et des places de concert que dans de la nourriture achetée à Paris – donc très cher), ça ne me dérange absolument plus de jeûner en journée. Donc si on a pas l’habitude, on a le droit de manger quand même!🙂

  2. Je ne sors jamais sans mon sweat à capuche, j’ai trop vite froid à la tête🙂.
    Par contre, j’ajouterais à la liste vestimentaire: le K-way (et je cache mon appareil photo dedans, ça marche bien aussi, mais il ne faut pas qu’il pleuve au moment où j’entre au festival) et la casquette pour protéger les verres de lunettes de la pluie.

  3. bons conseils😉
    la nourriture, je trouve que les festivals s’améliorent sur ce sujet. Il y a de plus en plus de choix, c’est bien de pouvoir changer du kebab ou des frites merguez.
    Puis il y a forcement un moment dans la journée où les concerts programmés sont moins interessants..ca fait manger à des horaires bizarres mais bon, ça vaut le coup.

    La transpiration, ca permet de refroidir le corps. Mais arrive un moment où les pores sont recouverts de gouttes de sueur, donc on arrive plus à évacuer la sueur, et à se refroidir. Le sweats à manche longue joue la fonction d’éponge et évite ce probleme.
    C’est ma théorie, et vu l’odeur après un festival, ça se tient🙂
    Et dans la pratique, j’ai quand meme du mal à porter ça toute une journée (ou tout un week-end).

    • Merci!😉
      Pour rester dans le rayon nourriture, c’est vrai qu’il y a des festivals où il est possible de bien manger (Solidays, Rock en Seine…) et d’autres où le règne de la baraque à frites est incontesté (les Vieilles Charrues). Et quand il y a vraiment rien à l’affiche qui mérite d’être apprécié des 10 premiers rangs (au hasard, Zebda) et que les prix sont raisonnables, je n’ai rien contre un petit encas sur le pouce. Mais ce genre de situation est assez rare, surtout quand j’ai eu le temps de « réviser » le programme du festival avant de venir: généralement, j’arrive toujours à me convaincre qu’il y a mieux à faire que de se ravitailler…
      J’aime bien ta théorie sur les sweats.🙂 Je dois avoir des gènes lézard, car je supporte assez bien la chaleur… du moment que je suis immobile. Avec le sweat, la peau ne chauffe pas directement, je supporte mieux du coup. Et au pire, la sueur sèche, alors que la chair de poule, non.

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