VIEILLES CHARRUES – JOUR 1 (JEUDI)

Les Vieilles Charrues, c’est l’histoire d’une vengeance, du rat des champs qui snobbe son cousin des villes, du pot de terre qui fracasse la tronche du pot de fer. À la genèse du plus grand festival français en terme d’affluence (244.000 personnes cette année sur 4 jours) et en têtes d’affiche programmées, on retrouve en effet l’ennui d’une poignée de potes du pays Poher, désespérés par le manque d’animations de leur bled à une saison où même le reste de la Bretagne trouve de quoi s’occuper (organiser un fest noz pour que les touristes puissent s’estropier les petits doigts dans une orgie d’an dro exécutés sans finesse mais avec une évidente bonne volonté, ça occupe sa bigouden).

Car la bonne ville de Carhaix, enclavée sans espoir dans les marches intérieures du Finistère (la plage est loin, laissez moi vous le dire), à un jeté de menhir des Côtes d’Armor et du Morbihan, constitue le cauchemar de toute personne souhaitant occuper son temps libre autrement qu’en célébrant la mémoire de La Tour d’Auvergne (« premier grenadier de France » sous Napoléon et Carhaisien illustre, mais qui préféra malgré tout se prétendre auvergnat, ça en dit long).
21 ans après ses débuts folkloriques, les Vieilles Charrues ont cependant creusé leur sillon, au point de faire l’envie du reste de la France mélomane, Paris en tête, pendant les quatre jours que dure le festival. Car qu’importe la manière dont ils s’y prennent pour vendre leur affaire, les organisateurs des Charrues savent y faire pour attirer les plus énormes stars de la galaxie pop rock, dont le passage sur le pré de Kerampuilh constitue souvent l’unique date métropolitaine de l’été, voire de l’année.

M’étant décidé trop tard pour participer à l’édition 2011, qui accueillait pourtant un de mes groupes fétiches, les inoxydables SUPERTRAMP, j’ai profité d’un heureux concours de circonstances m’ayant attiré en terres morbihanaises en début de semaine pour prolonger mon séjour au royaume du chouchen par une petite virée à Carhaix. Alors ce report des 21èmes Vieilles Charrues, on s’y attelle ou bien?

Do you speak Breton?

Le Palais – Quiberon, Quiberon – Auray, Auray – Rosporden, Rosporden – Carhaix. Pfiou, elle se mérite la visite à la grange.
Effectué sous un soleil radieux, le pèlerinage jusqu’à la capitale du Poher se passe toutefois dans la joie et la bonne humeur, en particulier la dernière partie effectuée en autocar, où je sympathise avec un futur bénévole très sympa même si encore bien fatigué de sa nuit précédente.
Profitant d’un arrêt du bus, un mystérieux moustachu harangue les voyageurs sur les mérites du spectacle proposé par les FIVE FOOT FINGERS, dont il fait lui même partie, et qui se produiront au festival trois jours de suite. Évidemment, quitte à voyager avec un des artistes programmés, on aurait préféré tomber avec STING ou SHIRLEY MANSON, mais on arrive sur site déjà dans l’ambiance, c’est appréciable.

Les impondérables de la route ayant toutefois ralentis notre fringant véhicule, la gare routière étant située à un bon kilomètre du camping et les candidats à ce dernier devant être dûment fouillés avant de pouvoir y pénétré, je me retrouve en retard pour le coup d’envoi du festival, malgré un planning prudent de ma part.
Tant pis donc pour ROVER, premier à s’élancer sur la pré pour cette édition, et dont les cinq premiers morceaux (dont mes deux préférés, Late Night Love et Aqualast, hélas) me serviront de bande son pendant l’installation ma tente dans une parcelle assez éloignée de l’entrée du camp (zone 10 pour ceux qui voient), puis pendant l’acheminement jusqu’à la scène Kerouac où notre arpenteur des planches a fait escale avec ses musiciens. Vu toute la route qu’il s’est déjà enfilé cette année et s’enfilera encore jusqu’à la fin de sa tournée marathon, on se dit que les organisateurs ont bien fait de le programmer sur l’estrade nommée d’après l’auteur de On The Road.

7ème concert de Rover pour votre serviteur en l’espace d’un an, avec un dernier mois particulièrement chargé (Solidays, Soirs d’Été et Vieilles Charrues donc), je commence donc à connaître son show. Et c’est bien ça que je lui reproche: aucune différence de setliste entre Domino et Kerouac, d’où un certain ennui au bout de seulement quelques minutes de concert. Une vieille impression d’assister un show réchauffé et déjà servi une cinquantaine de fois, le sentiment que le mode pilote automatique a été enclenché comme à Solidays, malgré le déni catégorique de l’intéressé, qui jure être très content de revenir en Bretagne, « là où le projet (et sa mère aussi, accessoirement) est né ». Pour autant, je ne l’ai pas senti particulièrement ému le père Rover, à moins qu’il ne cache très bien son jeu.
Preuve en est l’ultime morceau du set, le fameux Full of Grace extended (voir report Soirs d’Été) qui démarre bien, s’élève dans le ciel de Kerampuilh… et retombe comme un soufflé au bout de quelques minutes. Et pourtant, Flipotar n’était pas là cette fois. Cerise sur le gâteau, le grand homme quitte la scène en balançant un « Merci aux musiciens » qui m’a beaucoup surpris: à l’entendre, on aurait pu croire qu’il venait de jouer avec des requins de studio qu’il n’avait jamais croisé auparavant, et pas avec trois types qui le suivent sur la route depuis le début de l’aventure (dont un est carrément le producteur de son album).

Bref, mon avis est peut-être un peu biaisé du fait de l’expérience (ah, je me sens chenu tout d’un coup), et sans doute que les spectateurs ayant découvert Rover aux Vieilles Charrues ont été enchantés par sa prestation (j’ai bien discuté un gars à Soirs d’Été qui était devenu fan après le très moyen – à mes yeux – concert des Solidays, c’est dire si l’animal peut fasciner), mais pour ma part, je suis resté sur ma faim.
Autant je sais pourquoi il faut aller voir Rover en concert, autant je ne vois pas de raison objective à aller le revoir sur scène… pour le moment. Pas de prime à l’ancienneté, c’est vraiment dommage. Espérons que les concerts de la tournée d’automne ne seront pas des copies conformes des performances estivales, et que le wanderer tourmenté de la chanson française remaniera un peu sa setliste avant la fin de l’année. Comme il n’a que des bonnes chansons pour le moment (l’introspectif Wedding Bells mis à part), ça ne devrait pas être trop compliqué.


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On enchaîne pour le premier concert sur la (vraiment très) grande scène du festival, qui accueille pour l’occasion le quatuor britannique DJANGO DJANGO, que tout le monde semble connaître et adorer, sauf moi.
Un regard au programme annonce: « un véritable puits sans fond d’influences musicales (comprendre que le rédacteur ne sait pas à quoi les rattacher) entre harmonies vocales (ok, il y aura des chœurs…) et électro-pop cosmique (ça sent les bidouillages sur synthé…). Ces Beach Boys du XXIème siècle (quand tu lis les critiques de That’s Why God Made The Radio, tu espères que ce n’est pas vrai), fervents adeptes de la chanson dérangée et des mélodies échevelées (blablabla…), sont à découvrir sans hésiter! »
Bref, un premier album encensé par la critique, et déjà la main stage pour nos quatre rosbeefs, j’appelle ça griller les étapes, mais on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise. Reste que cet emballement médiatico-hype typiquement « Metronomien » a plus tendance à me braquer d’entrée contre l’artiste en bénéficiant qu’à m’inciter à la clémence. Ça allait saigner.

Arrivés sur scène en T-shirts (moches) assortis, les Django se mettent à pied d’oeuvre et déroulent leur set avec une bonne humeur un peu crispée. J’apprends après coup qu’il s’agissait de leur plus grande scène à ce jour, et que même si le festival était loin d’avoir fait le plein pour cette première journée, affronter quelques 30.000 personnes encore à peu près sobres (et donc dotées d’un sens critique non faussé par l’effet euphorisant de l’alcool) donne des raisons de nervosité. Impossible de décrire de manière constructive la musique jouée par le combo, vu que je n’en garde absolument aucun souvenir. On comprend mieux pourquoi le rédacteur du programme a classé les quatre Londoniens dans la catégorie fourre-tout de l’electro pop, car effectivement, il est très difficile de mettre des mots sur les morceaux délivrés par la quartette, peu aidée il faut le reconnaître par la qualité proprement dégueulasse du son craché par les tours d’amplis de Glenmor. Encore un concert où la balance se fait en live, franchement pas top.

Django Django, splendeur et déchéance d’un groupe pop

Les timides tentatives du chanteur-guitariste Vincent Neff de communiquer avec un public pas vraiment emballé dans son ensemble (le spectateur breton est méfiant, c’est connu) ne s’avérant pas franchement concluantes (la foule préférant largement consacrer son énergie à faire libérer tous les Bob l’Éponge injustement emprisonnés de Kerampuilh – clin d’oeil à ceux qui savent –😉 ), les quatre sujets de sa Gracieuse Majesté finiront par révéler leur véritable nature: un p….n de groupe claviers-batterie*.

Autant pour les instruments rigolos exhibés plus tôt dans le set, vous voilà percés à jour mes gaillards! Adieu perfide Albion, je taille ma route vers Kerouac, où les Parisiens énervés de STUCK IN THE SOUND se préparent à dégoupiller..
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*: Théorie personnelle sur la musique pop actuelle: si tu as plus de talent que d’amis, achète toi un Jam Man et essaie d’égaler KT Tunstall, Bernhoft et Loney, Dear; si tu as plus d’amis que de talent, dégotte-toi un clavier et une batterie et marche dans les traces de tous ces nouveaux groupes pour qui trois notes de Bontempi couchées sur un groove binaire constituent une chanson (ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas faire de la bonne musique avec cette combinaison d’instruments, hein).
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Bon, avant de passer à la revue du concert à proprement parler, une petite confidence honteuse: je confonds tout le temps Stuck in the Sound et Skip the Use. Pas la musique (je suis totalement novice pour les deux), mais les noms. Avouez que ça se ressemble quand même un peu.
Arrivé sur place, j’ai la joie de découvrir une barrière encore pas totalement garnie, ce qui, étant donné la forte tendance de José Reis Fontao à encourager la formation de pogos toutes les 3 minutes environ, est forcément une bonne nouvelle. La place étant sécurisée, je meuble l’attente avant le coup d’envoi en me demandant pourquoi diable la moitié de la production annuelle de St Alix a été disposée au pied de la rambarde. Du mauvais côté, qui plus est (la réponse à cette question un peu plus loin).

À 18h50, les quatre titis s’avancent sur la piste, José et son fameux sweat noir à capuche en tête (so 2000’s!). Ils envoient la sauce pendant l’heure réglementaire, et l’expérience est plaisante pour le néophyte que je suis. Rien qui ne m’accroche spécialement l’oreille, mais l’attitude énervée et sans compromis des parisiens, jouant devant un public bien plus enthousiaste que celui des Django Django, offre l’occasion d’une première chevauchée infernale dans les grands espaces du rock.
À la longue, les fanfaronnades de José (« Carhaix, dès que le micro du batteur sera réparé, on va tout faire péteeeeeeeer! » aux deux tiers du set, pas franchement pertinent sachant que tout le monde était à fond dès la troisième seconde du show) se révèlent être un peu usantes, mais pas autant que la houle humaine qui pousse dans le dos et vous écrase sur la barrière avec une régularité effrayante. Heureusement qu’il y avait la rambarde pour se tenir debout, je n’ose même pas imaginer ce que ça a du être pour les gens de derrière.
Une demoiselle en détresse quelque part sur ma gauche a bien essayé d’intéresser les gars de la sécurité à son cas avant de finir stuck in the fence, mais peine perdue, les gros bras ne pouvant manifestement pas passer des bouteilles d’eau aux festivaliers assoiffés et essayer de calmer les individus les plus démonstratifs avant qu’ils n’aient piétinés plus fluets qu’eux. Bref, à consommer avec modération, d’autant plus que la journée est encore longue.


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Merci les écrans géants!

20h, retour vers Glenmor pour le concert d’un autre parisien (enfin, ex-parisien), le sympathique KEZIAH JONES, dont le plus grand drame reste de n’avoir rien sorti de comparable à son excellent Rhythm Is Love depuis bientôt 20 ans.
C’est triste de déjà être obligé de vivre sur sa légende à même pas 45 ans, mais force est de reconnaître que Keziah est un one hit poney aux yeux du grand public, malgré d’indéniables talents de guitariste et de showman, et une plastique toujours rutilante, qu’il se fera un plaisir d’exploiter en jouant l’intégralité du set torse nu.

Secondé par un bassiste au sourire plus ravagé que ravageur, le jumeau caché de Christian Rauth (mais si, le maire de la série « Père et Maire ») à la batterie et un joueur de djembé en boubou plus présent pour l’image que pour son talent de musicien (saleté de balance pourrie, snif), Mr Jones enchaîne les morceaux de blufunk, « style musical qu’il a créé, [et] dont il est le numéro un mondial (c’est aussi le seul à le pratiquer) »* avec professionnalisme, sans vraiment réussir à chauffer le public, mis à part les ménagères de moins de 50 ans des 10 premiers rangs qui accueilleront avec enthousiasme la chorégraphie merveilleusement gigolesque exotique que l’enfant de Lagos exécutera juste avant de s’éclipser en coulisses.
Mais de mon point de vue, le meilleur moment du concert restera la version enlevée de All Along The Watchtower qui fut jouée en rappel, plus proche dans l’esprit de Jimy que de Zimy. Savait-il que Dylan investirait cette même scène le dimanche soir, ou s’agissait-il d’un morceau habituellement joué en clôture, je ne pourrai dire, mais Keziah et moi nous sommes quittés bons amis grâce à cet hommage magnifiquement exécuté.

*: Wikipédia, je t’aime.

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21h, la fatigue et la faim commencent à se faire sentir. Ça tombe bien, c’est au tour de ZEBDA de prendre le relai sur la scène Kerouac, et, comment dire…
Bref, profitons-en pour se dégourdir les jambes et faire le tour des stands de bouffe à la recherche d’un encas consistant, en attendant de pouvoir passer au supermarché demain matin. Contrairement aux tarifs exorbitants pratiqués à Solidays, la nourriture proposée sur le site l’est à un prix tout à fait correct (4,5 euros le sandwich frites, et je peux te dire que tu es calé après), même si on ne trouvera point de salut en dehors de la patate rissolée et de la saucisse bien grasse. Roots roots roots. Même Zebda se met au diapason et invite les spectateurs à faire la couscoussière avec ses bras (à moins qu’il ne s’agisse d’une parabole).
Ambiance bon enfant sur les Vieilles Charrues, les jeunes quadras avec enfants se remémorant avec nostalgie leur décennie 90 au son des succès du groupe toulousain, le sympathique Tomber la Chemise et l’insupportable Motivés venant terminer la playliste avec le crépuscule tombant. Timing parfait pour accueillir les énigmatiques PORTISHEAD sur la grande scène, pour ze concert of the day, ou quelque chose comme ça..
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Pour moi, la bande à Gibbons c’est un Glory Box lancinant, la bande son parfaite pour un suicide au Prozac par une soirée de Novembre pluvieuse à Bristol. Un groupe qui respire la joie de vivre et l’humour grivois, à mi-chemin entre Patrick Sébastien et les Musclés. Autant dire que passer juste derrière les dépressifs de Zebda allait être une partie de plaisir pour le trio de Dummy.

Beth Gibbons est heureuse de jouer aux Vieilles Charrues (si si)

Franchement excentré sur le côté droit, je vois le groupe se mettre en place sur scène sans un mot ni un signe pour le public qui lui réserve pourtant une franche ovation. Bon, ça doit faire partie de leur image de marque (difficile de les imaginer sautant partout, c’est vrai).
Le premier morceau commence, rengaine trip hop atmosphérique aux loops menaçants, Beth empoigne son micro et chante sa partie pendant que sur les écrans géants passent des plans pseudo artistiques du groupe en train de jouer (comprendre que c’est aussi facile à décrypter que les passages de REC filmés en infrarouge). Ceci fait, la chanteuse se retourne carrément vers ses acolytes (et donc tourne le dos au public…) le temps que ces derniers achèvent le morceau. Suivent 30 secondes de battements pendant laquelle Miss Gibbons descend un quart de la bouteille d’eau mise à disposition par la régie, toujours dos à la foule, réfugiée près de la batterie de Clive Deamer, avant d’enchaîner sur le titre suivant.
Le rituel « j’ai fini, je me retourne, je me gorge d’eau » étant répété à la fin de chaque chanson, et aucun des membres du groupe ne semblant être très concerné par le public lui faisant face (pas un signe et pas un mot, à part un « good evening » chevrotant à la fin du deuxième morceau), la bienveillance laisse place à l’incompréhension, puis à la déception.
Très honnêtement, c’est la première fois que j’ai l’impression qu’un groupe se fout totalement de jouer devant 40.000 personnes ou le mur du studio de répétition, et ça fait bizarre. Franchement dépité par la prestation globale des « papes du trip hop » (ils détestent être appelés comme ça, donc je ne vais pas me gêner tiens!), je pars noyer mon chagrin dans le Breizh Cola après un Glory Box où Kerampuilh s’incruste dans le chorus plus qu’il n’est invité à participer par une Beth Gibbons toujours aussi hiératique. Seul point positif, le très beau « dessin animé », onirique et angoissé, qui illustre The Rip, dans la droite ligne du The Trial de Pink Floyd. Pour le reste, autant écouter le best of au calme chez soi avant de s’ouvrir les veines, on économisera de l’argent.


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Une certaine idée de la classe…

À 23h, je fais l’expérience concrète de ce que participer à un festival de la taille des Vieilles Charrues veut dire pour le badaud. Du monde, du monde partout. Du monde passablement bourré qui plus est, ce qui suffit à me convaincre de regarder le show des LMFAO depuis l’écran géant le plus éloigné de la scène Kerouac.
Au programme, de l’entertainment à l’américaine, avec DJ aux platines, breakdancers et bombasses de rigueur, chorégraphies réglées au poil et sens du spectacle affuté.
Je ne sais pas s’il faut être admiratif devant l’efficacité implacable du « party rock » craché par les enceintes ou atterré par le caractère totalement artificiel des tubes scandés par le crew de Sky Blu (pas de traces de l’oncle Redfoo en revanche, peut-être trop vieux pour ces conneries). Dans la gigantesque fosse de Kerampuilh, on est bien loin de se poser la question: les (très) jeunes présents kiffent violemment leur race, et c’est bien l’essentiel. Malheur aux vieillards qui n’arrivent pas à tenir le rythme effréné imposé par les californiens: dans le pogo général comme dans l’espace intersidéral, personne ne vous entend crier..
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Passée la traditionnelle champagne shower (ou peut-être était-ce du cidre? Pas vu, trop loin), je lève le camp en direction de ma fidèle Quechua 2 secondes, que je retrouve sans trop de mal malgré le manque d’originalité du modèle. S’endormir avec DON RIMINI et son « DJ set terriblement efficace » en guise de berceuse, n’est-ce pas ça être rock en 2012?

À propos de Schattra

Égoïstement optimiste, çapourraitêtrebienpirologiste assumé. Selfishly optimistic, proud itcouldbemuchworsologist

Publié le juillet 26, 2012, dans Revue Festival, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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